le blog politique de
Jérôme DEHAYNIN
Lannoy et son
canton, le département (59) et la région (59/62)
ainsi que la politique nationale
Bienvenu sur mon blog politique. Adhérent du Parti Socialiste, je suis secrétaire de la section du PS de Lannoy et membre du Conseil Fédéral 59. Sur ces pages vous trouverez mes réactions et
informations sur l'actualité politique de notre commune Lannoy, plus petite ville chef lieu de canton de France, ainsi que de notre canton, notre département et notre région, enfin sur la
politique nationale qu'elle soit interne ou externe au PS.
A bientôt.
Jérôme DEHAYNIN
La nouvelle donne économique : les dérives graves du capitalisme
financier
Depuis trente ans, une idéologie, le néolibéralisme, a façonné le monde selon ses critères : libéraliser les échanges, déréguler les économies, intensifier la concurrence entre les Etats, privatiser le secteur public, démanteler l’Etat social et s’en remettre aux seuls marchés pour l’allocation des ressources. Pour quel résultat ?
Crise énergétique, crise financière, crise alimentaire, crise climatique, crise sociale : ces grandes crises qui secouent le monde depuis quelques mois ont une même cause. Ce sont les conséquences du marché livré à lui-même : dérégulation financière dans les années 1980 et inaction face au détournement de toutes les règles prudentielles, désengagement des Etats du secteur énergétique et sous-investissement, spéculation sur les produits alimentaires de base, inaction des Etats face aux dégradations pourtant manifestes causées à l’environnement par nos modes de production et de consommation.
Avec la financiarisation massive de l’économie, l’objectif de rentabilité à court terme prend le pas sur le développement à long terme. Les grands actionnaires, gestionnaires des fonds d’investissement, traders, ont pris le pouvoir. Comment le dirigeant de grande entreprise peut-il garantir durablement une rentabilité du capital de 15-20 % quand la croissance de l’économie réelle est 10 fois inférieure ? La rente l’emporte sur la préparation de l’avenir. Les gains les plus forts sont pour le capital, les sacrifices pour les salariés. En France, au cours des trois dernières décennies, la part des dividendes dans le revenu national est passée de 2,3 % à près de 8 %.
Redistribuer les richesses entre les hommes et les territoires
Une vraie réforme fiscale rétablissant le rôle réellement redistributeur de l’impôt
Nous proposerons une grande réforme fiscale poursuivant trois objectifs: la justice fiscale par la redistribution, la recherche de comportements vertueux par l’incitation, la prise en compte des
évolutions de la société. S’agissant des ménages, nous sommes favorables à une progressivité des impôts locaux. Nous réduirons les niches fiscales (70milliards d’euros aujourd’hui) et
supprimerons le bouclier fiscal afin de rétablir la progressivité de l’impôt sur le revenu. Nous reviendrons sur l’augmentation des plafonds d’exonération des droits de succession. Nous
instaurerons l’imposition individuelle et à la source, et veillerons à l’affichage de la vérité des taux d’imposition.
Soutenir les territoires
Nous renouerons avec le pacte de solidarité et de croissance de la période 1997 à 2002 qui indexait les dotations d’Etat sur l’inflation.
Il faudra aussi accorder aux collectivités locales les moyens de leurs missions, actuelles et futures avec des dotations de l’Etat qui retrouvent une progression normale et une réelle solidarité
nationale au profit des territoires les plus défavorisés. Nous défendons l’objectif que 25% de la masse de la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) donne lieu à péréquation (contre moins de
10% aujourd’hui), ainsi qu’une répartition fondée sur des critères d’attribution sociaux.
L’autonomie et la justice fiscale doivent aussi être restaurées : la taxe professionnelle, dont les réformes successives ont cassé sa dynamique conduisant à une véritable asphyxie financière,
doit être remplacée par une cotisation assise sur la valeur ajoutée et la taxe d’habitation doit prendre en compte progressivement les revenus. Nous devrons instaurer l’élection des conseils des
intercommunalités au suffrage universel direct.
La relance du pouvoir d’achat : une nécessité économique et une priorité sociale
Le véritable carcan – et par conséquent la véritable priorité pour sortir du marasme actuel – pour notre économie comme pour les Français aujourd’hui, c’est la stagnation du pouvoir d’achat. Sans une relance de celui-ci, les Français continueront de souffrir et notre économie ne pourra retrouver le chemin de la croissance. Il nous faudra prendre des mesures rapides et efficaces respectueuses de la compétitivité des entreprises.
Notre priorité sera d’agir sur les salaires par des revalorisations significatives du SMIC ainsi qu’une incitation forte à la négociation salariale dans les entreprises. Les entreprises qui n’ont pas conclu d’accords salariaux depuis deux ans perdront une partie de leurs allègements de cotisations. Nous faciliterons les hausses de salaires et les embauches en changeant le mode de calcul des cotisations sociales des employeurs. Aujourd’hui assises sur la masse salariale, elles devront aussi prendre en compte les investissements et les profits. Nous mettrons l’accent sur la mise en place d’une véritable progression professionnelle tout au long de la vie, qui seule permettra l’augmentation durable des salaires par la formation et la qualification, en étroite concertation avec les partenaires sociaux. Une Conférence Nationale Salariale et Sociale tripartite se réunira chaque année pour encourager les négociations de branche sur les salaires réels et la revalorisation des minima conventionnels. Nous prendrons aussi des mesures plus ciblées. Par exemple, pour limiter leur part sans cesse croissante dans le budget des ménages, nous plafonnerons les loyers là où ils sont trop élevés dans l’attente de la construction de nouveaux logements. Pour amortir les variations brutales des prix à la pompe tout en répondant à l’impératif écologique, nous rendrons partout obligatoire le remboursement de 50% des frais de transport en commun et devrons trouver des solutions transitoires pour les ménages modestes et les classes moyennes qui n’ont pas accès aux transports en commun sous forme d’une allocation énergie financée par une taxe sur les super profits des entreprises pétrolières. Elle sera un moyen d’inciter les compagnies énergétiques à la modération et une source de financement pour la solidarité énergétique.
Il faudra redonner enfin de l’air à ceux qui en ont besoin : augmenter l’allocation de rentrée scolaire, ouvrir les allocations familiale au premier enfant et les maintenir jusqu’au dernier et créer une allocation d’autonomie pour les jeunes majeurs qui sont actuellement pour beaucoup dans une situation financière très précaire.
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