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Le blog de JEROME Dehaynin

Le blog de JEROME Dehaynin

Réactions et informations sur l'actualité politique de la ville de Wasquehal, du canton, du département et de la région ainsi que de la politique nationale


Discours de Martine AUBRY lors de la réunion des Secrétaires de Section le 30 janvier 2011

Publié par jérôme dehaynin sur 1 Février 2011, 06:47am

Catégories : #PS national

Cher-e-s Camarades,

Je suis heureuse de prendre la parole devant vous pour cette traditionnelle réunion des secrétaires de section. C’est toujours un grand plaisir de commencer l'année avec vous, parmi vous. Pour échanger des idées et pour prendre des forces.

Les piliers de notre parti, c'est vous ! Rien de ce que nous faisons ne serait possible sans vous, sans votre énergie, sans votre disponibilité.

C’est l’occasion de vous écouter Nous l’avons fait ce matin et nous le ferons encore cet après-midi. Nous savons, nous  socialistes, que rien ne vaut une bonne discussion. C’est l’occasion aussi de vous présenter le calendrier de l’année et il sera chargé, j’y viendrai dans un instant.

C’est surtout le moment de  vous remercier. Le travail, pas toujours facile, est souvent pour vous. Les honneurs moins souvent. Alors un immense merci, que je vous adresse en mon nom, au nom de tous les dirigeants du Parti socialiste et aussi au-delà, de tous les Français qui attendent le changement en 2012. Si ce changement arrive -comme nous le souhaitons- c’est vous qui, inlassablement, l’aurez rendu possible.

Nous sommes au début de l’année 2011, année essentielle pour la France. Parce les grandes échéances nationales se préparent en 2011 : avec les élections cantonales et sénatoriales, avec la préparation de notre projet, avec les primaires et le rassemblement de la gauche. Et puis bien sûr, avec la diffusion dans le pays de nos propositions, pour convaincre, pour montrer qu’une autre France est possible.

*

Et il y a urgence. Le gouvernement Sarkozy-Fillon fait du mal à un pays qui va mal. Face à la crise de système, M. Sarkozy fait des discours et des promesses – c'est à cela qu'on le reconnaît. Au G8, au G20, il joue au maître du monde, mais concrètement, les banques et la finance ont gardé le pouvoir. En France, sa politique rend les riches plus riches, les précaires plus précaires et tire vers le bas les classes moyennes. Alors que les périls climatiques sont majeurs, le président de la République décide que l’écologie, selon ses mots, « cela commence à bien faire ». Temps perdu et injustices accrues, voilà le bilan du sarkozysme.

Alors que la voix de la France n’est plus écoutée, à force de bravades suivies de reculades, notre diplomatie a été gravement défaillante sur la Tunisie. Et maintenant, notre gouvernement, comme il l’a été à propos de la révolution en Tunisie, semble aphone devant les événements en Egypte.

Face aux aspirations considérables des peuples aujourd’hui du monde arabe, qui face à la répression vient trop souvent les étouffer, la France, parce que ce n’est pas n’importe quel pays, doit parler. Le silence a que trop duré, et quand on parle, il faut parler fort. Elle doit condamner, et je condamne, la répression sanglante, qui a fait déjà plus d’une centaine de morts et demander son arrêt immédiat. Elle doit dire, et je le dis, que les gouvernements en place doivent aujourd’hui prendre la mesure des aspirations à la démocratie et au respect des droits des citoyens. Ils doivent, en Tunisie, en Egypte et partout ou cela sera demandé, permettre la transition démocratique dans la paix. Lorsque les peuples se battent pour leur liberté et la justice, ils doivent trouver du côté de la France un soutien indéfectible.

La démocratie est toujours une conquête des peuples eux mêmes, au Maghreb, dans le monde arabe comme ailleurs. Mais personne, et surtout pas le pays de la Révolution française, ne peut dire que les risques doivent interdire l’instauration de la démocratie. Au contraire, quand on est français, héritier de 1789, c’est toujours une immense émotion de voir les peuples prendre leur destin en main. Et c’est toujours une immense promesse. La France doit être à leur côté.

*

Face à notre pays en crise où les inégalités s’accroissent et dont le poids et la voix dans le monde s’affaiblissent, les socialistes sont attendus et nous avons le devoir d’être au rendez-vous.

Au rendez-vous, nous l’avons été, je crois, en 2010 et je veux commencer par le dire, par vous le dire. Oui, bravo pour 2010. Nous avons remis la machine en ordre de marche. Quand on regarde l’année écoulée, personne ne peut le contester.

Les élections régionales ont été un grand succès. Jamais nous n’avons gouverné autant de régions. Je veux saluer nos candidats, nos conseillers régionaux et nos présidents de Régions. S'il y a une politique de formation dans notre pays, s'il y a une politique industrielle dans les territoires, s'il y a des investissements dans les infrastructures, c'est à leur action qu'on le doit.

Cette victoire des régionales a aussi été rendue possible parce que, d’un côté, le Parti socialiste a mené une campagne nationale forte et, de l’autre, parce que la gauche a su se rassembler. Nous avons là le talisman de la victoire : un Parti socialiste offensif autour d’un projet pour l’avenir et une gauche unie. Souvenez-vous de notre slogan : innover, préparer, protéger.

*

2010 a aussi été l’année de la rénovation. Les militants ont massivement approuvé ce qui constitue à coup sûr la plus grande avancée démocratique de ces dernières décennies : le non-cumul des mandats, la parité intégrale, la diversité renforcée et la désignation de notre candidat à travers des primaires populaires et ouvertes à tous nos sympathisants. Bien sûr, de telles décisions bousculent les habitudes. Mais on ne peut pas constater la crise de la démocratie le soir des élections quand s'affiche l'abstention et ne pas agir pour ré-enchanter la vie publique, alors même que nos aînés ont risqué leur liberté et parfois donné leur vie pour que nous puissions être des citoyens.

Enfin, 2010 a été l’année de la préparation de notre projet avec les Conventions et les Forums des idées, auxquels s'ajoutent les propositions de nos parlementaires à l'Assemblée nationale, au Sénat et au Parlement européen. Nous avons travaillé sur tous les domaines de la société, collectivement et intensément. Dans les fédérations et les sections, vous avez réfléchi, débattu, produit. Je sais que cela n’a pas été facile pour vous d’organiser tous ces débats : quatre conventions en un an, c’était un pari inédit et vous l’avez réussi avec une mobilisation qui est allée crescendo.

Tout cela a permis d’écrire ensemble les chapitres de notre projet et d’accumuler une somme impressionnante de propositions pour changer notre pays. Au terme de ce travail, seul un esprit malveillant ou inattentif peut dire que les socialistes n’ont pas de propositions.

Grâce à tout ce travail, le Parti socialiste a pu se reconstruire. Parce que nous nous sommes tournés vers les Français, les Français se tournent à nouveau vers nous.

* * *

Les cantonales, un enjeu national

Tournés vers les Français et vers l’avenir, c’est dans cet esprit que nous abordons les cantonales. C’est un rendez-vous essentiel. Essentiel pour les Français parce que les départements, à travers les politiques sociales ou à travers l’investissement dans le développement des territoires, jouent un rôle majeur pour limiter les effets de la crise et les mauvais coups du gouvernement.

Essentiel, aussi parce que c’est la dernière fois que les Français se rendent aux urnes avant l’échéance présidentielle. Pour la gauche, les cantonales doivent aussi être un tremplin pour préparer les sénatoriales et l’alternance en France. Pour les Français, c'est l'occasion de se faire entendre alors que depuis quatre ans, malgré les mobilisations, le pouvoir actuel n'a fait preuve que de mépris.

Oui, le changement en 2012 se prépare avec les cantonales en 2011. C’est d’ailleurs  la crainte de l’UMP. Leur rêve, ce serait que les élections dans les départements  n’aient pas lieu tant ils craignent le vote sanction. A défaut, ils font tout pour les minimiser. Les cantonales, nous dit M. Fillon, « ce sont des élections locales ». Sous-entendu : un choix technique, une formalité et, pourquoi pas, une banalité...

Quand on demande aux candidats de droite s'ils sont sarkozystes, ils répondent : « non, non et ils effacent des affiches et des tracts les trois lettres et le logo du parti présidentiel. Ah, c’est vrai qu'il est délicat  de prétendre être l’élu d’une assemblée locale dont les finances ont été étouffées par le pouvoir que l’on soutient à Paris. Il est bien incohérent de solliciter un mandat qui a été mutilé par le pouvoir que l’on soutient avec cette réforme territoriale inique. Et il est bien difficile de défendre comme candidat à exercer les missions de solidarité du département quand on adhère à un parti qui casse nationalement les services publics.

Mais non, M. Fillon ! Les cantonales, comme les régionales l’an dernier, comme les sénatoriales en septembre et les présidentielles et les législatives l’an prochain, sont un choix politique, au sens noble du terme. A Paris comme dans sa région, son canton ou sa commune, c’est la même question qui est posée. Dans quelle société voulons nous-vivre et que proposons-nous pour cela ? Et l’honneur de la politique, c’est d’y répondre etde dire la même chose au national comme au local, de faire la même chose ici et là.

Notre réponse à nous socialistes, est claire : nous, nous voulons une politique de justice, qui trouve des marges de manœuvre là où elles existent, aide les Français à traverser la crise et qui investit pour l’avenir. C’est le fil rouge du « contrat socialiste pour des départements qui protègent et agissent pour l’avenir » que nous proposons aux Français.

En tête de nos priorités, il y a l’emploi. S’occuper de l’emploi, matin, midi et soir – c’est ce que le gouvernement devrait faire. Mercredi, ont été rendus publics les chiffres du chômage pour l’année 2010. 202 500 chômeurs de plus sur l’année. Cela montre non seulement que la France n’est pas sortie de la crise mais surtout que notre pays s’installe dans une croissance molle incapable de réduire le chômage de masse.

Face à cela, le gouvernement arrête le plan de relance et réduit les emplois aidés. Et quelles sont les propositions du gouvernement ?  Il y a en France près de 3 millions de chômeurs et le grand sujet de la droite, c’est la suppression de l’ISF. C’est proprement hallucinant.

Alors, pour l’emploi, nos départements se mobiliseront. L’emploi des jeunes, l’accès au microcrédit pour créer son entreprise, l’investissement dans les PME, les aides à la mobilité pour les chômeurs : voilà quelques-unes des mesures que nos départements proposent et proposeront aux Français et aux entreprises pour les aider dans la crise. Qui peut dire que ce n’est pas un enjeu national !

Deuxième priorité : les services publics de proximité. Petites villes, territoires ruraux, quartiers défavorisés, banlieues : tous les territoires connaissent le même sort. Moins de services publics, moins d’investissement, des difficultés pour les transports, des difficultés pour se soigner. C’est pourquoi nous proposons ce bouclier territorial, qui passe par la création de maisons départementales des services publics, le soutien aux associations, la lutte contre la fracture numérique ou la création de maisons de santé et l’installation de jeunes médecins en zones sous-médicalisés pour lutter contre les déserts médicaux. Oui, il y a un choix fort : d’un côté, celui d’une France à deux vitesses, de l’autre, celui d’une France juste où chacun, où qu’il vive, a les mêmes droits et donc aussi les mêmes devoirs.

Troisième priorité : le « bien vieillir ». Le gouvernement vient d’imposer une réforme des retraites injuste et dangereuse qui va durablement faire baisser les pensions des seniors et d’abord des plus modestes. Il s’apprête à présenter des mesures sur la dépendance qui vont sans doute s’ouvrir aux assurances privées, c’est-à-dire très inégalitaires. Nous, au Parti socialiste, nous n’attendons pas 2012 pour réagir et proposer aux Français des solutions. Construire ensemble le bien vieillir dans tous nos territoires, c’est créer un « pack autonomie » permettant le maintien à domicile des personnes âgées qui le souhaitent. C’est innover en créant des structures d’accueil intermédiaires : colocations intergénérationnelles, « maisons de famille », hébergements saisonniers. C’est soutenir les aidants ou améliorer les conditions de résidence en maisons de retraite.

Enfin, dernière priorité de nos candidats : l’éducation. Le 22 janvier dernier, de nombreux enseignants et personnels de l’éducation nationale étaient dans la rue pour protester face à la politique du gouvernement. Car cette politique fait froid dans le dos. 66000 postes en moins depuis 2007 pour assurer l’éducation de nos enfants. Encore 16 000 suppressions en 2011. C’est insoutenable, à l’heure où la France dégringole dans les enquêtes internationales sur la réussite des élèves (PISA), où la proportion des élèves qui ont de très graves difficultés de lecture et en mathématiques augmente, où près de 150 000 jeunes par an sortent du système scolaire sans qualification ni diplôme. Face à cette destruction de l’Education nationale, nos départements s’engagent à se mobiliser pour trouver des solutions et tenter d’assurer par l’éducation la réussite de nos enfants.

Voilà ce que proposent les socialistes pour ces élections cantonales. Les cantonales seront la première marche jusqu’à l’élection présidentielle. Cette marche, elle doit suivre un plan précis : notre feuille de route pour 2011.

* * *

Notre feuille de route pour 2011

Après les cantonales, parlons du projet. Nous tiendrons notre Convention du projet le 28 mai prochain. Ce projet sera la colonne vertébrale du programme de notre candidat en 2012, car lorsqu’on est le candidat aux élections présidentielles du Parti Socialiste, on défend le projet du Parti Socialiste. Et cela d’autant plus que nous le préparons tous ensemble.

. Voilà pourquoi j’ai souhaité rassembler toutes les énergies pour y travailler. Il apportera sens et cohérence à toutes propositions que nous avons élaborées depuis un an et demi et que nous poursuivons avec nos forums : après les institutions la semaine prochaine, viendront la santé, la justice, les biens publics, les outremers, la culture….

Ce projet, il est majeur car nous vivons la fin d’un système qui nous a mené au mur. C’est bien pour changer de système que nous voulons gagner. Porter un projet de civilisation, c’est là l’enjeu. Avec notre projet nous défendrons une société forte, juste et confiante.

Bien sûr nous serons crédibles, comme nous l’avons été lorsque nous étions aux responsabilités au plan national et comme nous le sommes dans les collectivités locales que nous dirigeons. Crédible parce que nous dirons ce que nous ferons dans les six premiers mois, dans les cinq ans, à l'horizon de la décennie, et nous dirons comment nous le finançons alors que nous hériterons de finances publiques plombées par la calamiteuse gestion de M. Sarkozy.

Ensuite, il y aura les primaires, avec le calendrier que vous connaissez. Candidature avant l’été et vote en octobre. Ce calendrier est celui de tous les socialistes et tous les socialistes doivent aux militants de le respecter. C’est un calendrier gagnant : il nous permettra d’être tous en ordre de marche en novembre derrière notre candidat, six mois avant l’élection.

L’organisation de ces primaires va exiger de notre part, de votre part, une mobilisation forte. Cette journée y est largement consacrée et je n’y reviens pas dans le détail. Je veux juste dire que dans mon esprit, nos primaires doivent être avant tout l’occasion de mobiliser tous ceux qui veulent le changement en 2012, qui aspirent à un nouveau modèle de société et à retrouver la France que nous aimons. C'est là votre mission, c’est notre mission.

Il faudra, pour cela, agir avec méthode. Les militants socialistes pratiquent depuis toujours le porte-à-porte, la distribution sur les marchés, les réunions  d’appartement ou les débats de halls d’immeuble. Je vous invite à passer à la vitesse supérieure. Nous avons mis en en place un dispositif inédit dans son déploiement et son organisation : un réseau de mobilisateurs commence à se constituer dans vos fédérations. Le cœur de la campagne de mobilisation, c’est vous et ceux que vous aurez choisis. Et eux, ce sont et ce seront vous : en recrutant et formant nos militants et sympathisants à l’action de terrain, notre campagne atteindra une échelle sans précédent. Si chacun d’entre-vous s’y engage vraiment, ce sont plusieurs centaines de milliers militants du changement qui se mobiliseront.

* * *

Rassembler la gauche

Chers amis, chers camarades,

J’ai parlé de la bataille des cantonales et des sénatoriales, j’ai dit la force du projet, j’ai rappelé l’aspiration populaire au changement pour le pays et pour l’Europe en 2012. Mais avec la gravité qui doit habiter ceux qui veulent servir leur pays et avec le sens des responsabilités qu’imposent les enjeux, je le dis : si la gauche est rassemblée, la victoire sera au bout de la route. 

A chacun de nous, les socialistes, à chaque dirigeant et militant des autres forces progressistes, à chaque homme et à chaque femme qui aspire à l’alternative politique, je le rappelle et même je le martèle : le rassemblement de la gauche et des écologistes, ce n’est pas  une formule rituelle pour les discours ou une formule magique pour les scrutins, c'est le talisman de l'alternance.

- La gauche rassemblée, c’est le lien avec notre histoire. C'est le lien qui, en cette année du trentième anniversaire du 10 mai 1981, nous relie au patient combat mené pour les intérêts des plus modestes, pour ceux qui travaillent et qui créent, pour ceux qui sont frappés par les injustices de la naissance ou de la vie, pour que tous ceux-là – c’est-à-dire, en vérité, la majorité – puissent porter au pouvoir un Président, un Gouvernement, une majorité parlementaire capables de rendre leurs vies meilleures et celles de leurs enfants plus belles. Voir ainsi les choses, c'est être à la hauteur de l'enjeu.

- La gauche et les écologistes unis, c’est aussi notre force au présent dans les collectivités locales : socialistes, écologistes, communistes, radicaux, citoyens, parti de gauche, c’est ensemble que nous agissons, dans la proximité, pour nos concitoyens. Sur le terrain, c’est ensemble que nous faisons bloc et que nous faisons rempart face à la casse Sarkozy-Fillon. C’est ensemble que nous construisons les réponses pour une économie sociale et durable et pour une plus grande justice. C’est ensemble que nous nous sommes mobilisés pour une autre réforme des retraites et contre la privatisation de la Poste avec cette magnifique votation citoyenne qui a montrée ce que la gauche peut faire quand elle est solidaire. Cette action territoriale et collégiale rend l’alternance nationale non seulement possible, mais crédible.

- Et puis, bien sur, l’unification du camp du progrès, c’est la clé de l’avenir.  Face à la crise, les réponses libérales ont échoué. Ce que le marché a détruit et ce que l’argent a pourri, seuls la puissance publique et l’intérêt général peuvent le réparer. Ce que le capital a pris au travail, ce que la finance a dérobé aux entreprises et aux salariés, ce que le productivisme a abimé sur notre planète, ce que l’urgence a volé au long-terme, seuls la politique et un autre modèle de société peuvent le restituer. Ces immenses défis aux quatre coins du monde et d’abord en France, seule la gauche peut les identifier et les relever. Ce n’est pas seulement notre responsabilité à la prochaine élection, c’est notre devoir face à l’histoire et aux générations qui viennent.

*

Je ne suis pas de ceux qui affirment, péremptoires : « cette élection est imperdable » car je sais que les élections, si l’on pense faux et si l’on agit mal, peuvent être perdues. Je ne suis pas davantage de ceux qui, en commentateurs, confondant élection et tiercé, pronostiquent des 21 avril à l’envers les jours pairs, à l’endroit les jours impairs.

Ma mission à la tête du Parti Socialiste, ce n’est pas de conjurer le mauvais sort avec des mots, c’est d’agir avec vous pour bâtir la victoire de la gauche et sa réussite aux responsabilités du pays. Je ne dis pas seulement : « il faut », je me bats pour une gauche volontaire et solidaire.

Solidaire car chaque formation politique qui compose la gauche a des droits qui doivent être respectés, mais aussi des devoirs qu’il lui faut honorer, au premier rang desquels le respect des autres formations de son camp.

Volontaire, enfin, car nous devons tous être disponibles ou disposés – chacun choisira - pour proposer un nouveau projet de civilisation pour notre pays et pour le monde, et pour définir nos engagements partagés pour dessiner une autre France.

Je le dis aujourd’hui à nos partenaires, respectons ce que nous sommes dans nos identités mais tirons les leçons de l’histoire et soyons unis pour bâtir ensemble un contrat de rassemblement de la gauche. Les Français aiment la diversité de la gauche mais ne veulent pas de sa division et encore moins de son émiettement. 

            Ce contrat de rassemblement, ne vise pas seulement à constituer des alliances, mais à forger un alliage. Il comporte à mes yeux deux dimensions.

La première dimension est programmatique. Nous ne sommes pas forcement d’accord sur tout mais souvenons-nous des régionales, c’était il y a moins d’un an : elles ont montré, n’en déplaise à la droite, que l’unité programmatique de la gauche n’a jamais été aussi forte.. Toutes nos formations ont affirmé le rôle de la puissance publique pour défendre l’emploi à travers le contrat de sécurité professionnelle et la nécessité de peser face aux grands groupes par la conditionnalité des aides publiques. Toutes les formations de la gauche ont soutenu la transition énergétique et la substitution progressive dans les entreprises comme dans les foyers des énergies renouvelables aux énergies fossiles. Tous ensemble nous avons défendu le rôle du service public face au marché, qu’il s’agisse des transports en commun, de l’eau ou de la biodiversité. Aux élections régionales de 2010, une gauche social-écologique, républicaine et citoyenne est née. Elle va se déployer aux élections départementales de 2011 et si elle sait se réunir autour de ses valeurs, alors elle l’emportera en 2012.

L’autre dimension du contrat est politique ou électorale – en démocratie ce n’est pas un gros mot. De la même façon que nous proposons à nos partenaires de nous retrouver pour définir le contenu de l’alternative, nous nous tournerons vers eux, au lendemain des cantonales, pour élaborer un accord en vue des élections législatives pour faire gagner la gauche et pour que chacun, à gauche, gagne.

Le Parti socialiste veut de toutes ses forces le rassemblement de la gauche et des écologistes. Il est nécessaire pour faire prendre à la France un nouveau départ de progrès, ce progrès que seule la gauche peut réenclencher.

*

Voilà chers camarades : cantonales, projet, primaires, rassemblement de la gauche : nous avons du pain sur la planche. 2012 commence en 2011, je compte sur vous pour que nous réussissions cette année essentielle pour donner très vite à la France l’autre avenir qu’elle attend.

 

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