M. le président. La parole est à M. Marc Dolez, pour le groupe de la Gauche démocrate et républicaine.
M. Marc Dolez. Madame la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, après-demain vendredi 6 novembre, toutes les forces vives du Douaisis manifesteront ensemble dans leur diversité politique et syndicale pour s’opposer à la suppression de leur IUFM.
La récente et brutale décision de la présidence de l’université d’Artois reviendrait, en effet, au nom de l’autonomie, à rayer de la carte un centre de plus de mille étudiants, au mépris de l’enracinement d’un savoir-faire unanimement reconnu et d’une prestigieuse histoire de 175 ans depuis la création de la première école normale.
C’est une décision lourde de conséquences, tant pour la ville de Douai que pour la qualité de la formation des maîtres dans le Nord-Pas-de-Calais, mais qui pourrait aussi préfigurer la disparition de nombreux autres centres dans le pays.
Cette logique de démantèlement va à l’encontre de l’engagement pourtant très clair que vous avez pris le 4 février dernier dans cet hémicycle, lorsque vous avez déclaré : « Je veux ici rassurer solennellement tous les députés présents : les antennes de proximité des IUFM continueront d’accueillir des étudiants, parce que ceux-ci ont besoin d’une formation au plus près des territoires et au plus près des classes ».
Madame la ministre, quelles initiatives et quelles dispositions comptez-vous prendre pour garantir la pérennité d’un centre de formation des maîtres et d’un pôle universitaire fort à Douai, et, plus, généralement pour maintenir l’irremplaçable potentiel des IUFM en termes de personnels, de moyens et de lieux de formation ? (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR.)
M. le président. La parole est à Mme Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Mme Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. Monsieur Dolez, depuis la loi Fillon, les IUFM ont été intégrés dans les universités, et cela à la satisfaction générale. (Protestations sur les bancs du groupe GDR et du groupe SRC.)
Aujourd’hui, ils constituent des pôles universitaires de proximité. Au-delà du cas particulier de Douai, vous m’avez interrogé sur leur avenir. Je crois pouvoir m’engager et affirmer que l’avenir de ces pôles universitaires de proximité, qui apportent tellement à nos territoires, est assuré. Il est assuré dans le cadre de la formation des maîtres et de la réforme de cette formation, car les étudiants auront besoin d’avoir une formation continue et des stages gérés au plus près des classes, sur tout le territoire.
L’avenir est assuré aussi dans le cadre de la professionnalisation des cursus que nous souhaitons, à travers des IUT de proximité et des départements de BTS de proximité.
En ce qui concerne le cas particulier de Douai (« Ah ! » sur les bancs du groupe SRC), j’ai demandé au recteur de réunir l’ensemble des universités du Nord-Pas-de-Calais et de discuter avec elles d’un schéma directeur régional de la formation des maîtres dans cette région. Dans ce cadre, nous discuterons avec les élus, les directeurs des antennes de proximité et les présidents des universités.
Pour ce qui est du pôle de Douai, monsieur Dolez, je peux d’ores et déjà vous dire que j’ai obtenu l’engagement du président de l’université d’Artois de maintenir ce pôle, qui apporte tellement à votre territoire et qui apportera tellement à nos étudiants. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)


Après ce week end de
Toussaint consacré, partout en France, au souvenir des disparus, l’actualité politique reprend ses droits.
Le projet de charter
franco-britannique d’exilés afghans vers l’Afghanistan semble se confirmer. Si cette opération avait effectivement lieu cela constituerait un très grave manquement au droit d’asile
C'est la
première fois dans notre département, mais certainement pas la dernière... Dans le collège Salengro d'Houplines, les cours seront suspendus aujourd'hui dans une classe de 6ème après qu'un cas
avéré de grippe H1N1 et plusieurs cas suspects ont été signalés sur décision de la Préfecture.
Sébastien Huyghe, Député de la 5ème
Circonscription du Nord (ancienne version) est également Chef de file de la Droite à Lille en tant que Conseiller Municipal UMP et Conseiller Communautaire. Je devrai dire était… il a en effet
annoncé qu’il démissionnait.
S’il est un débat qui
fut animé dans l’hémicycle, s’il est un sujet qui fut controversé dans l’opinion – et jusque dans les rangs de la Majorité – c’est bien celui-là ! Aux ordres de l’Elysée, et sous le coup de
pressions comme elle n’en a jamais subies, la Majorité parlementaire est déterminée à faire passer ce texte et brutalise l’opinion publique, les syndicats, le Parlement et jusqu’à bon nombre de
ses élus puisque certains UMP ou Nouveau Centre ont voté contre ou se sont abstenus ! D’ailleurs l’adoption n’est pas brillante pour le Gouvernement : 282 voix pour, alors que la
majorité absolue était de 261 ! A peine 21 voix d’avance… Heureusement qu’il y a eu les rappels à l’ordre de l’Elysée, sinon…
Dans
le projet de redécoupage électoral en cours, sur les 24 circonscriptions actuelles c’est 3 que le Nord pourrait perdre à Lille, Dunkerque et dans l’Avesnois. De plus la quasi-totalité des
circonscriptions restantes seraient redécoupées, exception faite des 6ème, 10ème et 19ème.
Alors que le financement du Revenu de Solidarité Active (RSA) demeure
particulièrement insatisfaisant pour la collectivité départementale qui en a la charge, Bernard Derosier, Président du Conseil Général du Nord, Député du Nord, n'a pas souhaité s'associer à la
mise en scène à Lille du Haut Commissaire aux solidarités actives à l'occasion du premier versement de cette allocation.
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