Blog politique

Bienvenu sur mon blog politique. Adhérent du Parti Socialiste, je suis secrétaire de la section du PS de Lannoy et membre du Conseil Fédéral 59. Sur ces pages vous trouverez mes réactions et informations sur l'actualité politique de notre commune Lannoy, plus petite ville chef lieu de canton de France, ainsi que de notre canton, notre département et notre région, enfin sur la politique nationale qu'elle soit interne ou externe au PS.
A bientôt.
                Jérôme DEHAYNIN

 

Minaret, clocher, liberté...

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PS national

Lundi 30 novembre 2009 1 30 11 2009 07:40

Depuis six semaines, plusieurs milliers de travailleurs sans-papiers sont en grève dans  de nombreuses entreprises et chantiers de notre pays. La détresse et l’exploitation de femmes et d’hommes qui travaillent souvent depuis longtemps en France sont inacceptables. Nicolas Sarkozy et la droite, en charge de la politique d’immigration depuis 7 ans, sont responsables du pourrissement de cette situation. Les promesses de Xavier Darcos de durcir les sanctions à l’égard des employeurs ne servent qu’à occulter qu’un arsenal juridique existe déjà et qu’une poignée seulement d’employeurs ont été inquiétés l’an dernier. De même que le placement d’enfants en rétention et les démembrements ou expulsions de familles dont les enfants sont scolarisés, le traitement indigne de ces travailleurs étrangers place cette politique migratoire sous le signe de l’injustice, du désordre et de l’inefficacité.

C’est pourquoi le Parti Socialiste demande pour les travailleurs sans-papiers, comme pour les familles dont les enfants sont scolarisés  une large régularisation sur la base d’une procédure assouplie et simplifiée, s’appliquant à tous de manière égale sur le territoire national, selon des critères clairs et transparents, prenant en compte notamment les liens de travail, la scolarisation des enfants, une durée significative de présence, une intégration effective.

La France est riche des apports d’hommes et de femmes de toutes origines qui tout au long de son histoire ont contribué à son essor économique, à sa culture et à son rayonnement. Les Français le savent et souhaitent poursuivre dans cette voie. Ils nous le disent à chaque étape du Tour de France du projet du Parti socialiste.

Pourtant, la droite s’acharne à mener une politique inhumaine et dégradante, par exemple lorsqu’elle porte gravement atteinte au droit d’asile en renvoyant avec les autorités britanniques 3 jeunes Afghans à Kaboul, lorsqu’elle s’associe aux autorités italiennes pour confier à la Libye le traitement de la demande d’asile et ou qu’elle invente les mariages gris.

Le monde du XXIe siècle connaît de nouvelles migrations. Leurs rythmes, leurs parcours, leurs motivations se sont diversifiés et les plus grands mouvements migratoires sont et seront des migrations de pays du Sud vers d’autres pays du Sud. C’est en prenant en compte cette nouvelle donne que les socialistes veulent promouvoir une politique d’immigration régulée, ambitieuse pour la France, fidèle à ses valeurs humanistes et équilibrée.

La France a besoin d’une politique d’immigration claire.

C’est pourquoi l’immigration en France doit être organisée dans un cadre légal aussi stable que possible. À l’ère de la mondialisation, les migrations constituent un défi économique, social et culturel, tant pour les pays d’émigration que pour les pays d’accueil. Pour relever ce défi, la France, en concertation avec ses partenaires européens, doit bâtir une politique d’immigration sur trois piliers.

Premier pilier, des règles claires et justes : l’immigration doit, plus que jamais, être régie par le droit, par un droit lisible et stable tant pour assurer que les étrangers présents dans notre pays respectent les lois de la République que pour garantir leurs droits, notamment au regard des conventions internationales signées par la France.

Nicolas Sarkozy a fait montre d’une hyperactivité législative qui s’est avérée aussi inutile que démagogique. Depuis 2002, la droite a modifié à plusieurs reprises la loi relative à l’entrée et au séjour des étrangers votée en 1998 : elle a supprimé la clause de régularisation après 10 ans de présence sur le territoire national. Ce processus permanent et progressif qui évitait les régularisations massives et qu’avait instauré le gouvernement Jospin devra être rétabli.

De même, la politique du chiffre empêche les préfets d’agir selon une règle constante. Au lieu de créer du désordre en jetant des immigrés dans l’illégalité, les pouvoirs publics doivent concentrer leurs efforts sur  la stabilité et la clarté des règles, et sur la rénovation des administrations de l’immigration (préfectures et consulats) pour leur permettre un traitement continu et équitable des dossiers des étrangers. Nous devons réaffirmer les droits et devoirs des migrants – en particulier le droit inaliénable à vivre en famille - alléger le traitement administratif et améliorer la sécurité juridique des étrangers.

Nous condamnons l’indigne directive européenne « Retour » qui autorise, sans procès, la privation de liberté d’une personne sans papier jusqu’à 18 mois contrairement à tous les engagements de l’Union européenne en matière de droits de l’Homme. Il faut supprimer le « délit de solidarité » et soutenir les citoyens et les associations qui se mobilisent pour apporter leur aide aux migrants dans la défense de leurs droits fondamentaux, y compris dans les centres de rétention administrative (CRA). Enfin, les réseaux d’immigration illégale - passeurs, patrons voyous, marchands de sommeil, et plus généralement tous ceux qui exploitent les migrants illégaux - doivent être combattus jusqu’à leur démantèlement, comme toute forme de trafic et de corruption dans la délivrance de visas. La France doit aussi sanctuariser le droit d’asile et le statut de réfugié, tels que définis depuis la Convention de Genève, mettre en oeuvre la Directive « protection temporaire » de 2001 jamais appliquée et contribuer à élaborer de nouvelles formes de protections internationales, par exemple vis-à-vis des déplacés environnementaux.

Second pilier, l’accueil républicain : nous devons sans relâche concrétiser la promesse républicaine de la France  qui accueille, intègre et émancipe de nouveaux citoyens. C’est pourquoi nous réaffirmons notre attachement au droit du sol.

Notre système d’intégration culturelle est l’un des meilleurs au monde, mais l’intégration socio-économique ne fonctionne pas bien et doit être améliorée.

Un véritable accueil, comportant un suivi et un soutien effectif des étrangers en situation régulière, doit créer un lien plus étroit entre le migrant et la France. La maîtrise de la langue française et l’accès à la formation, notamment pour les femmes, sont des priorités.

Les conditions de vie des étrangers sont trop souvent mauvaises: le logement insalubre, la ségrégation urbaine et scolaire, l’exploitation des travailleurs migrants, les discriminations doivent être dénoncés et combattus avec fermeté.

C’est pourquoi l’État doit assumer pleinement ses responsabilités : il doit soutenir, associer aux décisions publiques et s’engager  dans la durée auprès des territoires et collectivités qui accueillent souvent seuls et sans moyens les populations immigrées.

À l’inverse, opposer l’immigration à l’identité nationale comme le fait la droite est un facteur de stigmatisation démagogique et dangereuse des étrangers, de leurs familles, comme de français issus de l’immigration.

Troisième pilier, le partenariat : A l’opposé de la rhétorique dégradante de « l’immigration choisie ou subie », le Parti socialiste défend un partenariat équitable et respectueux entre pays d’accueil et pays d’émigration. Ce partenariat comme les politiques de codéveloppement doivent être menés dans un cadre européen. Au cours des prochaines décennies, l’immigration sera indispensable à la plupart des pays développés. Elle peut contribuer à préparer l’avenir dans les pays en développement. La réponse de long terme sera le développement des pays d’origine. Dès aujourd’hui, les jeunes doivent être aidés à construire leur avenir dans leur pays.

Au-delà du cadre multilatéral et européen auxquels nous sommes attachés, nous devons affirmer que la France forme avec les pays du Maghreb et de l’Afrique un espace de dialogue et d’échanges privilégié.

C’est pourquoi, la France doit remplir ses engagements en matière d’aide publique au développement, qui a diminué de moitié depuis 2006. Elle doit développer des systèmes de micro-finance, d’appui aux projets portés par les migrants eux-mêmes et par leurs associations, pour permettre leur réinstallation autant que l’émergence d’une société civile forte et d’une vie démocratique viable.

Au lieu de fixer des quotas d’immigration rigides et bureaucratiques, l’État doit assouplir le recrutement des étrangers dans les secteurs qui en ont besoin.

A l’opposé du pillage des cerveaux, la coopération universitaire, la possibilité d’aller et venir des étudiants et des travailleurs (visas circulaires), les échanges culturels et techniques peuvent être facilités. Le cadre de ce partenariat doit être tracé par des conventions internationales, prenant en compte équitablement l’intérêt des pays d’origine, des migrants et des pays d’accueil, qu’il s’agisse du développement économique, de la coopération dans la lutte contre les réseaux mafieux et de la solidarité internationale.

Par jérôme dehaynin - Publié dans : PS national - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 21 novembre 2009 6 21 11 2009 07:14

Intervention de Laurent Fabius

Nous lançons une mobilisation contre ce que nous appelons une régression territoriale. Le PS est le parti qui a le plus d’élus, mais d’autres élus se reconnaissent dans notre combat.

1°) La régression financière et fiscale, où l’on redéfinit les règles du jeu avant d’avoir changé le fonctionnement

2°) Régression des services publics locaux. On n’a déjà observé la mobilisation à propos de la Poste, mais ce n’est rien à côté de ce qui va se produire, pour le transport, le logement, l’éducation ou le handicap.

La suppression de la clause de compétence générale empêchera les communes et   les départements d’intervenir dans le soutien au sport ou à la culture.

3°) Régression démocratique, le redécoupage et la création d’un Conseiller territorial à la place d’un des conseillers généraux et régionaux. En 2003, Nicolas Sarkozy estimait que le scrutin uninominal à un tour était « d’une brutalité sauvage » et de surcroît, pas de nature démocratique.

En supprimant le scrutin de liste, la parité sera menacée.

Le Conseil d’État consulté par le gouvernement sur ce sujet, a rendu son avis le 15 octobre en ces termes : « Le Conseil d’État invite le gouvernement à étudier des modalités alternatives de nature à respecter notamment : l’intelligibilité nécessaire à la sincérité des opérations électorales, la préservation d’une suffisante liberté de candidatures et l’égalité entre les candidats comme entre les électeurs ». Ce qui signifie en clair que ce mode de scrutin est contraire aux principes de la Constitution et ne permet pas l’égalité entre les candidatures.

Le gouvernement n’a pas proposé de mode de scrutin de remplacement à ce jour.

Nous réagissons en développant des propositions alternatives. Réformer la taxe professionnelle en préservant un lien avec les territoires. En matière de compétences une règle simple : aux communes la proximité ; aux départements, la solidarité et aux régions, l’avenir, la formation et la recherche. Le mode de scrutin que nous proposons est simple, celui de la proportionnelle avec une prime au candidat arrivé en tête.

Cette semaine il y a une réunion des présidents des conseillers généraux de gauche. Le Premier ministre s’exprimera au CNIT et demain lors du congrès de l’AMF, nous attendons que le gouvernement s’exprime. Le président de la république a lancé une invitation qui n’est qu’une convocation de substitution.

Les travaux du Sénat commenceront en fin de semaine. Les élus locaux ont pris de nombreuses initiatives pour exprimer à la population les menaces qui pèsent sur eux.   Si   le gouvernement ne veut rien entendre, il y aura une montée en gamme avec une série de possibilité pour contrer les mauvais coups.

Le gouvernement met en avant 2 faux arguments :

Cette réforme entraînerait des économies. Selon le ministère de l’Intérieur, cela représenterait 1%   des dépenses de fonctionnement des départements et des régions.

Elle permettrait une simplification, or on rajoute au mille-feuilles 3 niveaux (la métropole, pôle métropolitain et la commune nouvelle). Ces raisons sont des prétextes.

Un mouvement de fond est en train d’émerger. Nous ne sommes pas un syndicat d’élus, nous défendons le citoyen c’est pourquoi nous ne laisserons pas le président opérer cette régression.

Intervention d’Elisabeth Guigou

J’insiste sur le fait que le gouvernement organise la confusion, car les collectivités locales repoussent le vote de leur budget et diffèrent leurs investissements car il n’ont aucune visibilité sur leur budget.

La taxe professionnelle laisse un déficit pour l’Etat entre 4,5 et 5 milliards d’euros, ce qui signifie que ce sont les ménages qui seront mis à contribution.

On exonère les entreprises qui ont des chiffres d’affaires parfois importants. Les territoires seront privés de ressources supplémentaires, au détriment des citoyens.

Enfin à propos du grand Paris, nous avons un magnifique projet technocratique avec un grand métro automatique en boucle autour de Paris autour duquel tout doit s’organiser. On ne dit rien sur la question des lignes de métro engorgées, des problèmes de logement ou du coût exorbitant d’un tel projet.

Par jérôme dehaynin - Publié dans : PS national - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 18 novembre 2009 3 18 11 2009 17:14
Par jérôme dehaynin - Publié dans : PS national - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 12 novembre 2009 4 12 11 2009 07:06

La chine vient d’exécuter 9 Ouïghours de la province du Xinjiang dans un pays qui continue de pratiquer la peine de mort pour de délits d’opinion.   Si la France doit continuer à avoir des relations diplomatiques, économiques   et politiques avec la Chine, elles doivent avant tout aider à l’émergence d’une démocratie. Ce n’est donc pas le rôle d’un grand parti politique issu d’une démocratie comme la France de signer des accords et une convention avec le PC chinois, parti unique. C’est un très mauvais signal donné de renoncement à des principes anciens partagés par les partis républicains français, dans ce qui relève de la coopération et des discussions entre partis. Jusqu’à présent on s’abstenait d’entretenir des relatons politiques constantes et officielles avec de tels partis. Pour mémoire, le PS sollicité ainsi que l’Internationale socialiste à de multiples reprises n’a jamais signé d’accords avec le PC chinois. C’est pourquoi nous ne comprenons rien à des décisions comme celles de Xavier Bertrand et de l’UMP qui s’est mal illustré dans un choix incompréhensible qui ne met plus au centre de ses préoccupations, la question fondamentale des droits de l’Homme. Rappelons que la Chine a d’énormes progrès à faire sur le plan démocratique.

Le bilan de Nicolas Sarkozy

Si on s’en tient objectivement aux faits, ce bilan est catastrophique. La présidence de Nicolas Sarkozy a-t-elle amélioré la vie quotidienne des Français ? Vit-on mieux en France aujourd’hui ? Si on s’en tient aux sondages, 80 % des Français considèrent dans un sondage BVA que le bilan de Nicolas Sarkozy est jugé comme négatif, voire très négatif.

Le salaire médian en France est de 1594 euros, ce qui signifie que 50 % des Français gagnent

cette somme, voire moins. Dans la structure des dépenses, on est frappé de voir la dégradation des conditions d’existence des Français. Les économistes répartissent en 3 catégories les différentes dépenses :

•  les dépenses dites incompressibles (autour de 650 euros : le loyer, l’électricité, le crédit, orientées à la hausse en raison de l’inflation et des prix des matières premières).

•  les dépenses quasi-incompressibles (autour de 300 euros : santé, transports, alimentation.

•  l’argent disponible qui permet de se projeter en avant de se consacrer aux loisirs, lui, ne cesse de se réduire.

Les dépenses incompressibles croissent parce que les franchises médicales ont augmenté, parce qu’on paie le forfait hospitalier, parce qu’on va payer la taxe carbone ou parce que les loyers n’ont pas été endigués. Ce qui rend la vie plus difficile en France, est la baisse de la part du revenu disponible des Français.

Ces chiffres restituent une réalité partagée par des millions de Français, et explique pourquoi le mirage Nicolas Sarkozy ne fonctionne plus. On ne croit plus à cette forme de gouvernement de la gesticulation continue, à ce malaise. On a constamment l’impression que tout commence avec lui à «France année zéro», que tout commence maintenant   et que rien ne s’est passé avant. Il faudrait croire que depuis son élection, tout va aller mieux.

Prenons 3 exemples dans le bilan Sarkozy :

  • L’emploi

- 600 000 chômeurs de plus selon le Pôle emploi.

- La loi TEPA sur les heures supplémentaires qui aura réussi le miracle en période de crise de rendre plus facile le fait de faire faire des heures supplémentaires aux salariés, plutôt que de favoriser l’embauche des demandeurs d’emploi.

- L’instauration du travail du dimanche,

- Une souffrance au travail de plus en plus accrue qui a conduit à des séries de suicides, la France se situant à 12 000 suicides par an, 120 000 tentatives par an, ce qui est deux fois supérieur à la Grande-Bretagne. Il y a une absence de prise en charge de cette question, car on est dans le déni des raisons qui justifient de tels actes. Nous attendons de la part du gouvernement des mesures simples pour faire en sorte que les médecins du travail ne soient pas subordonnés aux employeurs, mais indépendants dans leurs missions. Il nous faut des mesures fortes de prévention.

En matière d’emploi, ce gouvernement a également supprimé 92 000 postes de fonctionnaires, parfois indispensables, dès lors qu’il faut prendre en charge les services publics.

  • La sécurité

Depuis 3 ans, il y a 7000 postes de policiers et gendarmes quo ont été supprimés et pour l’année à venir 2744 personnes en charge de la sécurité, disparaîtront. La Police ne peut plus mailler le territoire et agir en amont des délits. La Police de proximité a été remplacée par une Police répressive. Depuis 2002, les attaques faites aux personnes, les atteintes à l’intégrité physique des individus, ont augmenté de 16,4 %, marquant l’échec complet de la politique de sécurité de ce gouvernement, qui avait pourtant fait de ce sujet, le principal thème de sa campagne électorale.

  • La question de la santé

Cette question arrive souvent en tête des préoccupations de nos concitoyens.

On constate que l’hôpital public est en crise car l’objectif affiché du gouvernement est de transformer ce grand service public en entreprise. Madame Bachelot n’a que des objectifs comptables, de rendement et de performance, qui déterminent la réduction des personnels dans les hôpitaux. Les déficits cumulés des hôpitaux publics se situent à seulement 800 millions d’euros, comparé à l’argent mis sur les banques et au refus de taxer ce même secteur, cela justifie pour le gouvernement la suppression de 20 000 postes de personnels soignants ou administratifs, ce qui constitue un des plus importants plan social de notre pays. Comble du cynisme, ce gouvernement a décidé de taxer les indemnités des accidentés du travail. Quand on a subi un préjudice, - et pour récupérer 160 millions d’euros -, ce gouvernement a décidé de fiscaliser les accidentés, mais refuse de taxer de 10 % les bonus des banques ou de remettre en cause le bouclier fiscal. C’est une mesure à la fois injuste et immorale. Les bénéficiaires de la CMU n’ont plus l’occasion de pouvoir consulter librement un médecin. Rien n’est fait pour juguler les dépassements d’honoraires.

Cette présidence se caractérise par le mensonge et la manipulation, jusque dans ses plus ultimes détails. Même dans ses voyages à Berlin, le président de la République semble réécrire l’histoire. Ce qui est frappant, c’est que lors de son élection Nicolas Sarkozy avait soulevé une espérance de la part de ceux qui l’avaient élu, avec pour mot d’ordre le changement et le progrès. Il n’y a pas de progrès mais une récession économique, une restauration de la rente plutôt que du salaire, de la réussite par les réseaux plutôt que par le mérite, une restauration de l’impunité, plutôt que de la responsabilité, marque d’un pays en régression, tant sur le plan éthique que démocratique.

Cela justifie de notre part une réaction particulièrement forte. Il y a une asphyxie de tous les contre-pouvoirs sociaux, économiques, harassés par une politique d’absence de dialogue social et une politique du rapport de force permanent qui rend difficile le travail des partenaires sociaux, car l’épreuve de force a systématiquement un coût pour les salariés. Le gouvernement construit un rapport de force permanent avec les salariés. Affaiblissement aussi des contre-pouvoirs médiatiques, par oligarques interposés, avec une stratégie qui consiste à nouer des réseaux d’amitié parmi les propriétaires des entreprises de communication et de faire subir des pressions aux journalistes. Frédéric Lefèbvre agit sur ordre tel le Tatayet de l’Elysée, personnage d’un ventriloque connu naguère qui tape sur les journalistes récalcitrants. Enfin le contre-pouvoir judiciaire : nous sommes attachés à une justice indépendante qui ne soit pas celle d’un côté pour les puissants, les célèbres ou les fameux, et de l’autre une, pitoyable pour ceux qui ne bénéficient pas de réseaux. La suppression du juge d’instruction interroge car nous avons besoin d’un juge indépendant dans des affaires sensibles. Jacques Chirac n’aurait sans doute jamais été renvoyé en correctionnelle s’il n’y avait pas eu de juge indépendant.

Il n’a pas non plus de contre-pouvoir politique quand on fait revoter le Parlement dès que le résultat n’est pas conforme aux vœux du gouvernement, ce qui est le cas pour un amendement sur la taxation des banques. Jean-François Copé finit toujours couché devant le président de la République. Il y a des chances pour que le débat sur la réforme territoriale montre la même chose, avec une stratégie d’asphyxie des collectivités territoriales qui se voient privées des ressources de la taxe professionnelle dont la compensation n’est garantie que jusqu’en 2010. Le changement du mode de scrutin, uninominal à un tour, des conseillers territoriaux n’est qu’une importation du modèle britannique, jadis tant décrié par Nicolas Sarkozy comme étant anti-démocratique et brutal. Ce système lui laisse simplement la possibilité de reconquérir des exécutifs locaux perdus.

Le dilemme consiste souvent en politique à creuser les déficits en appauvrissant les générations à venir, ou à l’inverse de faire porter le fardeau des dépenses à ceux qui vivent pour ne pas hypothéquer l’avenir. Nicolas Sarkozy ne choisit ni l’un ni l’autre, il appauvrit les vivants et ruine les générations futures.   C’est pourquoi nous devons mener une politique résolue face à tant de régressions incalculables de la part de ce gouvernement.

Par jérôme dehaynin - Publié dans : PS national - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 10 novembre 2009 2 10 11 2009 07:18

Relayée depuis plusieurs semaines par les élus, la « Mobilisation générale pour la justice et l’égalité territoriale » arrive aujourd’hui sur Internet.

En dépit d’une contestation inédite qui gagne largement les rangs de leur propre majorité, le gouvernement et le Président de la République maintiennent un « paquet territoires » qui menace gravement les acquis démocratiques de la décentralisation et la pérennité des services publics locaux.

En supprimant la Taxe professionnelle sans aucune compensation, les mesures en préparation programment l’étouffement financier des collectivités territoriales, la hausse des impôts locaux pour les ménages et la réduction des services publics de proximité. En manipulant les modes de scrutin, cette réforme prépare une grave régression démocratique.

Depuis plusieurs semaines, les élus locaux se mobilisent sur le terrain et dans les instances délibératives contre ce mouvement de recentralisation. Le Parti socialiste invite aujourd’hui tous les citoyens à interpeller directement les parlementaires UMP et Nouveau Centre, via le site www.parti-socialiste.fr/territoires

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Lundi 2 novembre 2009 1 02 11 2009 06:57

nullAprès Auch, Angoulême, Cachan et Grenoble, 5e étape du Tour de France du projet à Tourcoing, jeudi 5 novembre à 18h00.

A chaque étape de son Tour de France, Martine Aubry a souhaité ouvrir largement la rencontre à des citoyens de tous horizons et de toutes tendances politiques, souhaitant simplement échanger en toute liberté sur leurs attentes et leurs souhaits.

Vous n’êtes pas un militant socialiste et vous souhaiteriez participer ? Militants, vous aimeriez faire parvenir une invitation à une personne de votre entourage  ?

Faites-vous connaître auprès de Rachid Lounici (rachid.lounici@nordnet.fr) ou Frédéric Chéreau (frederic.chereau@nordnet.fr). Chaque personne pressentie sera contactée et écoutée personnellement.

N’hésitez pas à relayer la page Facebook de l’évènement.

Accès possible en métro (ligne 2) ou en tram (ligne T), arrêt Tourcoing centre.

Voir le plan d’accès

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Dimanche 1 novembre 2009 7 01 11 2009 07:07

Laurence DUMONT secrétaire nationale à la Formation et Emmanuel MAUREL secrétaire national aux Universités Permanentes et d’Été vous invitent à débattre avec : Michel DEBOUT, Psychiatre, Professeur de médecine légale et de droit de la santé, Président de l’Union Nationale pour la prévention du suicide autour de son ouvrage : « Tout doit disparaître ; travail et souffrances psychologiques » Les Éditions Narratives 2009

Mercredi 18 novembre 2009 de 18h 30 à 20h 30
siège du Parti socialiste
10, rue de Solférino - 75007 PARIS
Salle : Marie -Thérèse EYQUEM

Inscription obligatoire auprès de Christine, E-mail : formation@parti-socialiste.fr Tél. : 01 45 56 76 13

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Samedi 31 octobre 2009 6 31 10 2009 06:38

La politique du gouvernement mêle l’échec à la honte. L’échec sur le terrain économique et social avec un chômage qui n’en finit plus de grimper. La honte avec le lancement d’un soi-disant débat sur l’identité nationale, voué uniquement à hystériser la question de l’immigration à quelques mois des élections régionales.

Aujourd’hui, la droite est faible électoralement dans le pays, mais elle est forte au premier tour d’une élection parce qu’elle est unifiée très largement.

Face à cela, les Français ont besoin d’une gauche rassemblée.

Le Parti socialiste tend la main à toutes les organisations de la gauche qui agit. Les Français nous regardent. Ils savent que nous partageons l’essentiel, la volonté d’un projet de société permettant à la fois l’alternance politique et l’alternative à un capitalisme financier qui conduit notre modèle social et notre planète dans l’impasse. Ils attendent que nous unissions nos forces pour porter ensemble ce projet contre la droite.

Le débat démocratique, projet contre projet, doit avoir lieu entre la gauche et la droite à l’occasion des élections régionales. Le pire serait que, dans ces élections, la gauche subisse des pertes en raison de ses divisions et de son émiettement.

Ces dernières années, partout dans les régions, les Socialistes, les Ecologistes, les Communistes, les Radicaux et les Citoyens, ont appartenu aux mêmes équipes. Ils ont un bilan et peuvent se retrouver sur des propositions communes autour de la question économique, sociale et écologique. À ce titre, le rassemblement de la gauche dès le 1er tour est naturel et constitue la condition première d’une dynamique de victoire.

Toutes les organisations politiques sont libres de déterminer leur stratégie. Mais le Parti socialiste et ses présidents de régions, animateurs pendant cinq ans du rassemblement et de l’action, sont disponibles pour dialoguer avec tous leurs partenaires et construire ainsi la dynamique politique qui permettra de gagner, à la fois pour protéger nos concitoyens et préparer l’avenir.


Claude Bartolone,
Secrétaire national aux relations extérieures

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Lundi 26 octobre 2009 1 26 10 2009 07:31

Du vendredi 23 octobre au dimanche 25, l’Université permanente du Parti socialiste a planché sur le thème « En route pour Copenhague ». Autour d’Emmanuel Maurel et de Laurence Rossignol, Secrétaire national à l’environnement, ces 150 stagiaires qui ont participé à des ateliers sur les enjeux de la conférence de Copenhague, sur le socialisme et l’écologie, sur les réponses écologiques de gauche.

Ce week-end s'est déroulé dans le cadre de la 11ème promotion de l’Université permanente du PS.

Depuis sa création, plus de 1500 cadres et militants socialistes (secrétaires fédéraux/ales, délégué(e)s fédéraux/ales, secrétaires de section, membres de Conseil fédéral, animateurs/trices départementaux/ales du MJS), venant de toute la France, ont pu ainsi suivre une formation qui se déroule sur quatre week-ends chaque année. Outre des contenus théoriques, des formations à l’animation politique sont également proposées. Chaque participant est tenu de rédiger un mémoire sur un sujet de son choix.

Le Parti socialiste travaille maintenant à la mise en œuvre d’universités permanentes décentralisées, fidèle à sa mission de formation des militants.

Emmanuel Maurel,
Secrétaire national aux Universités permanentes et d’été

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Mardi 20 octobre 2009 2 20 10 2009 07:40
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