Blog politique

Bienvenu sur mon blog politique. Adhérent du Parti Socialiste, je suis secrétaire de la section du PS de Lannoy et membre du Conseil Fédéral 59. Sur ces pages vous trouverez mes réactions et informations sur l'actualité politique de notre commune Lannoy, plus petite ville chef lieu de canton de France, ainsi que de notre canton, notre département et notre région, enfin sur la politique nationale qu'elle soit interne ou externe au PS.
A bientôt.
                Jérôme DEHAYNIN

 

Recherche

Recommander

France

Mardi 10 novembre 2009

Un conseiller de l’Elysée a évoqué devant les producteurs de légumes l’emploi de travailleurs des pays de l’est, où le coût du travail est très faible.

Qu’il s’agisse d’une proposition ou simplement d’une suggestion d’étude ne change rien à l’affaire. Cette réflexion d’un conseiller de Nicolas Sarkozy traduit l’état d’esprit de l’Elysée : faire baisser les coûts du travail, dans une logique de moins disant social.

C’est parfaitement cohérent avec une politique qui réduit les protections des travailleurs et qui fait baisser le pouvoir d’achat des Français.

Le Parti socialiste dénonce très vigoureusement cette politique.

Pour le Parti socialiste, la compétitivité de la filière légumière française passe par une meilleure adaptation à la demande des consommateurs, de plus en plus soucieux de qualité et de proximité avec les producteurs. Le Parti socialiste considère que la seule solution durable pour toutes les filières agricoles consiste en la relocalisation des productions équitablement réparties sur les territoires.


Germinal Peiro,
Secrétaire national à la ruralité et à la mer

Par jérôme dehaynin - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 9 novembre 2009

Brice Hortefeux a évoqué mardi soir l’instauration d’un couvre-feu pour les mineurs délinquants de moins de 13 ans.

Le sujet de la délinquance des mineurs est suffisamment sérieux pour qu’on ne le traite pas par des annonces démagogiques, inapplicables, et stigmatisantes pour la jeunesse.

Les syndicats de policiers ne s’y sont pas trompés, soulignant les difficultés et l’inefficacité d’une telle mesure.

Comment cette mesure pourrait-elle être appliquée alors que le gouvernement supprime 2744 emplois de policiers et gendarmes dans le budget 2010, contrairement aux annonces faites en matière de recrutements par le ministre ? Comment seront identifiés ces « mineurs délinquants » ? Que fera t-on d’eux après leur interpellation ?

Il est temps dans ce domaine de passer des solutions d’affichage médiatique au traitement sérieux et responsable des questions posées. Les lois ne cessent de s’empiler, illustrant chaque jour davantage l’échec du gouvernement en matière de sécurité.

Plutôt que d’agiter une énième mesure, à quelques semaines des élections régionales, le Parti Socialiste demande le renforcement des effectifs de police, notamment pour les actions de proximité, un meilleur accompagnement des familles et le renforcement des moyens de prévention de la délinquance au niveau local.


Marie-Pierre de la Gontrie,
Secrétaire nationale aux Libertés et à la Justice
Jean-Jacques Urvoas,
Secrétaire national à la Sécurité

Par jérôme dehaynin - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 8 novembre 2009

C’est pas moins de 8 personnes qui se sont suicidées ou qui ont eu une mort suspecte dans les prisons de la République pendant le mois d’octobre dont 2 dans les prisons de Lille !

03/10 – Prison de Longuenesse : Suicide d’un homme âgé de 30 ans dans l’incendie de sa cellule

07/10 – Prison de Strasbourg : Suicide d’un jeune homme qui s’est pendu au quartier disciplinaire

07/10 – Prison de Seysses : Suicide d’un homme, handicapé en fauteuil roulant âgé de 52 ans, en détention provisoire

12/10 – Prison de Lille Sequedin : Suicide d’un homme âgé 50 ans qui s’est pendu après 5 jours d’incarcération

13/10 – Prison d’Aiton : Suicide d’un homme en détention provisoire, âgé de 62 ans

17/10 – Prison de Fresnes : Suicide d’un homme âgé de 62 ans qui s’est pendu alors qu’il était en détention provisoire

21/10 – Prison de Loos-les-Lille : Mort suspecte de Medhi âgé de 23 ans alors qu’il était à 7 jours de sa libération

24/10 – Prison de Périgueux : Suicide d’un homme âgé de 53 ans par pendaison

Il faut rappeler que ce sinistre décompte atteint aujourd’hui 113 détenus suicidés en prison alors que le record de 2008 était sombrement de 115 !!!

Mais que fait la Garde des Sceaux, Ministre de la Justice ?

Par jérôme dehaynin - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 7 novembre 2009

Le bilan de Fadela Amara à la tête du secrétariat d’État à la Politique de la ville ne cesse de s’alourdir. Après l’échec du « busing », ce sont les contrats d’autonomie qui sont aujourd’hui sur la sellette. Mesure phare contre « la glandouille », les contrats d’autonomie ont été confiés à des opérateurs privés, payés aux résultats en moyenne 7500 euros par jeune, pour réaliser du coaching à l’anglo-saxonne.

Le Parti socialiste dénonce le choix fait par la secrétaire d’État de privilégier dans l’attribution de ce marché les structures privées au détriment des missions locales et des associations d’insertion. On a même vu à Vaux-en-Velin un opérateur Australien remporter l’appel d’offre.

À l’heure du premier bilan, le Parti socialiste constate que les résultats sont très mauvais. Sur un objectif de 45 000 jeunes «coachés» d’ici à 2012, 13 338 ont été pour l’instant encadrés et seuls 1 162 jeunes ont décroché une embauche ou une formation, c’est-à-dire moins de 10% ! Et encore, ce sont les quelques missions locales qui ont répondu aux appels d’offre dans le Haut-Rhin, l’Essonne et à la Réunion, qui obtiennent les meilleurs résultats.

Le Parti socialiste rappelle que le budget annuel de 85 millions d’euros prévus pour les contrats d’autonomie aurait permis d’augmenter de 50% celui des missions locales.

Les contrats d’autonomie ont déjà coûté plus de 30 millions d’euros pour à peine plus de 1 000 emplois ou formations. Alors que, selon Pôle emploi, le nombre de demandeurs d’emploi âgés de moins de 26 ans a augmenté de 24,8 % entre 2008 et 2009 en zone urbaine sensible (ZUS), le Parti socialiste demande une interruption immédiate d’un dispositif inefficace et dispendieux. Il propose la réaffectation du budget prévu pour les contrats d’autonomie au profit d’une véritable politique de l’emploi et de l’insertion dans les quartiers autour du service public de l’emploi, des missions locales et du tissu associatif spécialisé dans l’insertion.

Marianne Louis,
Secrétaire nationale à la Politique de la Ville

Par jérôme dehaynin - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 6 novembre 2009

L’injonction du président de la République et de son ministre de l’immigration et de l’identité nationale, convoquant sans délai dans les préfectures « les forces vives du pays », est irrecevable.

La France mérite mieux qu’un discours polémique bricolé à la hâte à des fins électorales. La droite, de plus en plus déchirée, fragilisée par son échec économique et social, instrumentalise un sujet sérieux sur lequel on ne devrait pas chercher à diviser les Français.
Nous ne sommes pas dupes de cette manipulation. Les socialistes ne serviront pas de caution à cette mise en scène racoleuse qui mobilise indûment et dans l’improvisation les Préfets dont ce n’est pas le rôle.

Les Français sont attachés à l’identité républicaine de la France. Ils n’acceptent pas ses remises en cause. Forgée dans l’histoire, dans les grands combats républicains, sociaux, ouvriers, féministes, l’identité de la France est d’abord constituée des principes communs que la République a su faire partager à tous les Français, et qui sont aujourd’hui bafoués : la France des droits de l’Homme, du droit du sol, de la laïcité, de l’école publique, de l’égalité sociale, du programme du Conseil national de la Résistance, de l’universalisme et de l’ouverture au monde.

La France fidèle à son identité, la France qu’on aime, c’est une France qui défend son modèle social, qui promeut les services publics, de l’école à l’hôpital, de la mairie à la Poste, parce qu’ils sont les moyens de l’égalité. C’est une France de l’émancipation de l’Homme, qui s’engage pour les libertés, notre bien commun, et pour ne pas laisser confisquer la démocratie par un pouvoir sans limites. C’est une France qui défend sa langue. C’est une France qui assume sa diversité, s’attaque enfin aux discriminations et aux obstacles qui barrent l’accès aux entreprises ou aux responsabilités publiques. C’est une France du XXIème siècle, profondément européenne, qui puise sa force dans le respect de cet héritage républicain.

Faire vivre l’identité de la France et l’originalité de son modèle est au cœur des préoccupations du Parti socialiste. Depuis septembre, les socialistes ont engagé un dialogue direct avec les Français dans le cadre du tour de France du projet, lors d’étapes qui permettent à des citoyens de toutes les origines et de toutes les histoires d’affirmer une identité commune. Les Français ne doutent pas de leur identité, ils nous demandent surtout de la défendre et d’y être fidèles.

Fidèles à notre histoire, nous revendiquons une vision civique et républicaine de la nation, et non pas ethnique ou particulariste qui laisserait l’identité s’enfermer dans des critères d’appartenance et donc d’exclusion. C’est cette approche, inhérente à l’existence d’un ministère de l’immigration et de l’identité nationale, qui est contraire à l’identité de la France et à son génie.

Alors que par ses discours et sa politique, la droite attaque les piliers de la République, les socialistes portent aujourd’hui l’identité de la France

Par jérôme dehaynin - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 6 novembre 2009

M. le président. La parole est à M. François Brottes, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

M. François Brottes. Monsieur le ministre de La Poste, je voudrais sincèrement vous aider à sortir d’un mauvais pas. (« Ah ! » sur les bancs du groupe UMP.) C’est vrai, vous n’êtes pas personnellement à l’origine du projet de changement de statut de La Poste. Vous avez pris en effet en marche – chacun sait cependant que vous êtes sportif – le train postal de la privatisation. Mais à vous écouter avec attention, il semblerait que La Poste sera encore plus publique en devenant une société anonyme qu’elle ne l’est aujourd’hui en étant un établissement public. (Rires sur les bancs du groupe SRC.)

Vous voulez la rendre im-pri-va-ti-sable. N’en faites pas trop…

M. Lucien Degauchy. Vous non plus !

M. François Brottes. …comme le dit mon collègue Henri Jibrayel de Marseille.

Quelques rappels :

Non, l’Europe n’a jamais imposé le changement de statut de La Poste, contrairement aux déclarations de M. Guaino, aujourd’hui. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)

Oui, l’État peut sans problème aider au financement du service public de La Poste avec son statut actuel. D’ailleurs, vous le faites pour soutenir la distribution de la presse.

Oui, les agences postales communales – et les maires doivent le savoir – sont menacées. Si La Poste devient une société anonyme, le droit européen de la concurrence cassera ces contrats passés avec les communes et certaines se trouveront sans aucune solution ! (« Eh oui ! » sur les bancs du groupe SRC.)

Non, monsieur le ministre, le mot imprivatisable n’est pas français et, surtout, il n’est pas de droite. (Exclamations sur les bancs du groupe UMP.) Vous l’avez déjà montré quand votre majorité politique a fait passer l’État en dessous de la barre des 50 % dans le capital de deux entreprises de service public : en 2003 pour France Télécom et en 2006 pour Gaz de France. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)

M. Lucien Degauchy. Qu’avait fait Jospin ?

M. François Brottes. Monsieur le ministre, vous le savez bien, ce qui est imprivatisable un jour est privatisable le lendemain en modifiant assez simplement la loi, comme vous l’avez déjà fait.

Ma question est donc très simple et je n’attendrai pas le courrier pour avoir une réponse : êtes-vous prêt à écrire dans la Constitution, et non pas dans une loi de circonstance, que La Poste est et restera publique ? (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR.)

M. le président. La parole est à M. Christian Estrosi, ministre chargé de l’industrie.

M. Christian Estrosi, ministre chargé de l’industrie. Monsieur Brottes, je réaffirme solennellement que nous allons inscrire dans le texte le caractère – et j’utilise à dessein ce néologisme – « imprivatisable » de La Poste. (Rires et exclamations sur les bancs du groupe SRC.) Je le réaffirme parce que, conformément au préambule de la Constitution de 1946, un service public à caractère national est imprivatisable. (Rires sur les bancs du groupe GDR.) Dans ces conditions, pour rendre privatisable La Poste, il faudrait supprimer le Livret A, la distribution du courrier six jours sur sept, l’aménagement du territoire et le transport de la presse.

M. Roland Muzeau. Le Conseil constitutionnel dit l’inverse !

M. Christian Estrosi, ministre chargé de l’industrie. Cela signifie que, si un jour quelqu’un veut privatiser La Poste, ce n’est pas un service public qu’il faudrait supprimer de la loi mais quatre grandes missions de service public que nous avons décidé d’inscrire noir sur blanc dans le texte.

Plusieurs députés du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche. Non !

M. Christian Estrosi, ministre chargé de l’industrie. Les amendements déposés au Sénat pour faire de l’obstruction par les sénateurs socialistes et communistes visent à supprimer le prix unique du timbre, la distribution du courrier six jours sur sept (Huées sur les bancs du groupe UMP. – Protestations sur les bancs du groupe SRC), la possibilité pour les salariés de La Poste de devenir actionnaires de La Poste. En fait, monsieur Brottes, vous agitezle spectre de la privatisation parce que vous n’avez rien à proposer. (Protestations sur les bancs du groupe SRC.) Nous, en revanche, avec 2,7 milliards d’euros d’argent public, nous allons faire de La Poste une grande entreprise de logistique, de courrier électronique, de service public d’aménagement du territoire, bref, un grand leader européen du service postal. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP. – Exclamations sur les bancs des groupes SRC et GDR.)

Par jérôme dehaynin - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 6 novembre 2009

Le budget 2010 est à l’opposé de ce que prétend Brice Hortefeux. Tandis que le ministre de l’Intérieur promet 10754 recrutements en 2010, le projet de loi de finances indique lui, une toute autre réalité : la réduction drastique des effectifs de police comme de gendarmerie.

La purge est à l’oeuvre ; 7400 emplois supprimés sur la période 2009-2011, avant que 4000 emplois supplémentaires ne disparaissent entre 2011 et 2013.

Comment peut-on raisonnablement penser que de telles diminutions d’effectifs seront sans conséquences sur le terrain ? En réalité, c’est l’assurance d’une dégradation des conditions de travail et de sécurité des fonctionnaires, l’assurance aussi d’avoir moins de policiers et de gendarmes dans les rues au service de la sécurité des Français, bref la détérioration du service rendu à la population.


Jean-Jacques Urvoas,
Secrétaire national en charge de la sécurité, député du Finistère

Par jérôme dehaynin - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 5 novembre 2009

La France a aujourd'hui la sinistre particularité d'avoir un ministère de l'immigration et de l'identité nationale. Il faut croire que cette novation gouvernementale indigne ne suffit pas à rassasier la frange extrémiste de la droite, puisque voilà que la majorité lance toutes affaires cessantes un débat sur l'identité nationale.

Y a-t-il une légitimité à poser la question de l'identité nationale? Je n'en sais rien mais en tout cas je ne ressens pas l'actualité, et encore moins l'urgence, d'engager un tel débat dans le cadre d'une campagne électorale pour les régionales, dont les enjeux ne sont pas ceux d'une élection présidentielle.

En outre, les citoyens français, en dépit des difficultés de la vie quotidienne, aiment la démocratie généreuse, ouverte sur le monde, dans laquelle ils vivent. Ils sont attachés aux valeurs fondatrices de la République, qu'ils sont d'ailleurs de plus en plus nombreux à reprocher au pouvoir actuel d'altérer en conduisant une politique qui bafoue les libertés et les droits de l'homme, creuse les inégalités et détruit les solidarités.

La référence à ces valeurs est le socle de notre cohésion sociale, de tout engagement citoyen, et de nos combats politiques. Nous n'attendons pas que M. Besson siffle le début et la fin d'un débat qu'il est au demeurant le plus mal placé pour organiser. C'est bien parce que la France est une terre d'accueil et d'asile que nous dénonçons les expulsions d'étrangers vers des pays en guerre. M. Besson invite ce matin les Français à être «fiers»: ce que nous inspire son action de ministre est plus proche de la douleur que de la fierté.

L' «identité nationale» n'a aucun rapport avec l'immigration. Je serai donc clair: élu républicain et élu socialiste, je ne cesse de dénoncer depuis 2007 l'association honteuse de ces deux questions et je n'accepterai aucun débat qui entretienne la confusion à cet égard. Je n'oppose pas, je n'associe même pas, la nation et l'immigration. Lier les deux revient pour moi à faire une tache sur notre drapeau.

En 2007, Nicolas Sarkozy avait osé emprunter des citations à Jean Jaurès. Lequel écrivait, il y a près de 100 ans: «Un peu d'internationalisme éloigne de la patrie; beaucoup d'internationalisme y ramène». Restons-en là.

Par jérôme dehaynin - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 5 novembre 2009

M. le président. La parole est à Mme Marie-Odile Bouillé, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

Mme Marie-Odile Bouillé. Monsieur le Premier ministre, la France des villes, des communes rurales, des intercommunalités, des départements et des régions se met en mouvement contre votre projet de suppression de la taxe professionnelle.

Cette réforme, revendiquée et obtenue par le MEDEF, est marquée par le dogmatisme et l’aveuglement.

M. Patrick Roy. Eh oui !

Mme Marie-Odile Bouillé. Ce cadeau de 8 milliards d’euros aux entreprises sera payé par les ménages, car les collectivités n’auront pas d’autre choix que d’augmenter la pression fiscale ou de réduire les services publics de proximité. Nous avons fait le calcul : pour compenser la perte de la moitié de la TP dans le bassin industriel de Saint-Nazaire, il faudra faire payer à chaque ménage 600 euros de plus. Ce n’est plus une réforme, c’est du racket fiscal ! (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC et sur quelques bancs du groupe GDR.)

Le Gouvernement doit prendre la mesure des conséquences de son entêtement. Chacun est conscient que la réforme est nécessaire. Les premiers jalons de ce travail de fond avaient été posés par Lionel Jospin. Mais votre précipitation vous oblige à mettre la charrue avant les bœufs, c’est-à-dire à procéder à la réforme fiscale avant d’avoir redéfini les compétences de chaque collectivité. D’un seul coup, vous allez rayer l’héritage de presque trente ans de décentralisation. De plus, en réduisant l’autonomie financière des collectivités, vous remettez en cause les acquis de la démocratie locale, ce qui est un contresens historique.

Monsieur le Premier ministre : comment comptez-vous prendre en compte la parole des élus – et non des moindres : M. Juppé, M. Raffarin, M. Balladur – qui vous demandent de revenir à la raison, afin de faire une bonne réforme et d’éviter le pire à nos territoires ? (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC et sur plusieurs bancs du groupe GDR.)

M. le président. La parole est à Mme  Christine Lagarde, ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi.

Mme Christine Lagarde, ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi. Madame la députée, ce n’est pas trente ans de décentralisation que nous remettons en cause, mais trente ans d’un impôt imbécile.

Comme l’a fait le président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer, je rends hommage au travail exceptionnel réalisé par la majorité sur cette réforme. Rappelons les enjeux : améliorer la compétitivité des entreprises, soutenir l’économie française et, bien sûr, nous assurer que l’ensemble des collectivités locales dispose d’une fiscalité basée sur une assiette qui croît et non sur une assiette qui meurt.

Nous voulons des entreprises, dans la région de Saint-Nazaire comme ailleurs. Or, si nous nous maintenons une taxe professionnelle qui pèse sur les investissements, il n’y aura plus demain ni entreprises ni industries : il n’y aura tout simplement plus de bases fiscales.

M. Bernard Roman. Ce n’est pas sérieux !

Mme Christine Lagarde, ministre de l’économie. Quelle a été notre méthode ?

M. Michel Sapin. Le diktat !

Mme Christine Lagarde, ministre de l’économie. Depuis la Conférence nationale des exécutifs, sous l’autorité du Premier ministre, François Fillon, nous n’avons pas cessé de mener une concertation avec l’ensemble des partis concernés, en particulier avec la représentation nationale.

M. Patrick Lemasle. Ce n’est pas vrai !

Mme Christine Lagarde, ministre de l’économie. Depuis le 26 mars, nous avons tenu de multiples réunions et reçu les députés à de très nombreuses reprises. Nous ferons de même – et avons déjà commencé – avec les sénateurs et avec l’ensemble des parties concernées.

Nous sommes parfaitement conscients des enjeux : la compétitivité des entreprises, l’économie des territoires et la fiscalité des collectivités territoriales, dont les pertes de ressources, je le rappelle, seront intégralement compensées. (Exclamations sur les bancs du groupe SRC.)

M. Bernard Roman. Nous avons déjà entendu ce discours !

Mme Christine Lagarde, ministre de l’économie. Il n’est pas question ni de recaler, ni de décaler la réforme de la taxe professionnelle. Il faut à présent dialoguer et aboutir. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe UMP.)

M. Patrick Lemasle. Quel baratin !

Par jérôme dehaynin - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 4 novembre 2009

Cela fait déjà plusieurs semaines que les socialistes contestent les projets recentralisateurs du Gouvernement et les modalités de suppression de la taxe professionnelle.

Plusieurs élus de droite, sensibles aux réalités locales, viennent de nous donner au moins en partie raison. Tant mieux !

Il est temps que le Gouvernement nous entende et remanie profondément ses projets dans le sens d’une vraie décentralisation.
Il est temps qu’il opère un réel changement sur le remplacement de la taxe professionnelle : nous demandons que soit assurée aux collectivités locales une ressource satisfaisante de remplacement, nous demandons le maintien d’un lien entre la fiscalité des entreprises et leur assise locale, nous demandons un effort particulier envers les entreprises industrielles.

Nous rappelons à M. SARKOZY que, si la ténacité est une qualité, l’entêtement devant les réalités ne l’est pas.

Laurent FABIUS, ancien Premier ministre,
coordinateur du Parti socialiste sur la réforme territoriale

Par jérôme dehaynin - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Flash Actu

Nicolas Sarkozy était-il en même temps à Colombey-lez-2-Eglises et à Berlin, avec des fleurs sur la tombe du Général ou avec une pioche cassant le mur de Berlin?
On s'en moque totalement... Ce n'est pas lui qui a fait tombé le mur!!! Par contre c'est lui qui met la France dans la panade aujourd'hui!!!

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Conditions de publication

Tous les commentaires signés sont publiés après validation sauf s'ils contiennent insultes, propos injurieux, diffamatoires ou informations non vérifiées. Bien sur, vous êtes et restez  responsables de tous vos propos et déclarations.
Tout commentaire modéré sera signalé par "***** commentaire modéré *****" et la raison de la modération. Vous pourrez ainsi modifier votre écrit modéré pour publication ultérieure.
 

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés