le blog politique de
Jérôme DEHAYNIN
Lannoy et son
canton, le département (59) et la région (59/62)
ainsi que la politique nationale
Bienvenu sur mon blog politique. Adhérent du Parti Socialiste, je suis secrétaire de la section du PS de Lannoy et membre du Conseil Fédéral 59. Sur ces pages vous trouverez mes réactions et
informations sur l'actualité politique de notre commune Lannoy, plus petite ville chef lieu de canton de France, ainsi que de notre canton, notre département et notre région, enfin sur la
politique nationale qu'elle soit interne ou externe au PS.
A bientôt.
Jérôme DEHAYNIN
Le Parti socialiste salue le vingtième anniversaire de la chute du Mur de Berlin, mur qui a symbolisé la division de l’Europe et l’oppression des peuples au nom d’une idéologie qui n’avait de socialiste que le nom. Le socialisme a toujours été indissociable de la liberté et de la démocratie.
Le Parti socialiste rend hommage aux hommes et aux femmes, illustres et anonymes qui ont combattu pour mettre fin au totalitarisme soviétique, parfois au prix de leur vie.
L’Europe a su se reconstruire pacifiquement depuis. Mais il faut souder cette réunification par la solidarité et la justice sociale. C’est la nouvelle frontière européenne.
Si l’Europe a su montrer la voie, ailleurs dans le monde, d’autres murs doivent tomber.
Jean-Christophe Cambadélis
Secrétaire national à l’international
Cette semaine, les Irlandais ont REvoté... Et oui souvenez-vous, la fois dernière, comme les
français, ils avaient mal voté... On leur avait dit de voter Oui et ils avaient osé, comme les français dire Non!
On avait alors glausé sur l'argent, les sommes folles, qu'on avait donné à ces pauvres irlandais, qui recevaient beaucoup plus de l'Europe qu'ils ne leur donnaient... Certains avaient même
dit, oubliant que le vote français était le même, que si les Irlandais disaient Non à l'Europe, l'Europe dirait Non à l'Irlande et que les irlandais n'auraient plus qu'à se débrouiller dans leur
petit pays, avec leur petit budget et leurs énormes problèmes, difficultés, ... On n'allait quand même pas bloquer l'Europe pour 4 millions de personnes... Fallait pas déconner... (Au passage on
faisait le même amalgame ignoble de dire que voter non au traité c'était voter non à l'Europe! Scandaleux!).
En France, la constitution est bien faite... On peut faire un référendum mais c'est pas obligatoire... On a donc demandé aux Français de voter... Ils ont dit Non ces abrutis! Des veaux qu'il
avait dit le Grand! Ils ont montré encore une fois qu'il avait raison... Alors on a décidé de faire fi de leur avis... et on a fait voté les parlementaires à qui on avait pas demandé leur avis la
première fois mais qui eux étaient d'accord c'était certain!
Et les parlementaires, oubliant qu'ils représentaient le peuple, les électeurs, les mêmes qui avaient dit non directement quand on leur avait demandé leur avis... ont dit Oui! Evidemment...
En Irlande, pays d'attardés qui ne comprennent rien... (si si relisez les éditos et les commentaires politiques de l'époque...), la constitution empêche ce genre de manipulation : le référendum
est obligatoire! Alors évidemment, les craintes étaient grandes... enfin grandes... on a fait ce qu'il fallait pour ne pas bloquer l'Europe... Il fallait que les irlandais disent oui, ils ont dit
oui...
Mais quand je vois le satisfecit qu'ils s'adressent tous... quand je vois les hourras lancés tel des feux d'artifices après un résultat artificiel... j'avoue qu'un goût amer me monte à la gorge,
je repense à des soirées de débats, je repense à des soirées de collage et de tractage, à des discussions enflammées permettant de convaincre les gens...
Et aujourd'hui, je revois ces mêmes personnes... qui me disent... "Ah quoi ça a servi?", "La prochaine fois j'irai pas voter", "Tout cela pour ça", "Si c'est pour faire le contraire de ce qu'on
leur dit de faire, je vois pas l'intérêt", "L'Europe, c'est fini, je n'irai plus voter", ...
Et on leur répond quoi? (Non, non, je ne ferai pas l'injure de rappeler le 7 juin 2009, mais quand même!)
Le Parti socialiste salue les résultats du référendum par
lequel une majorité d’Irlandais a ratifié le Traité de Lisbonne. Le Parti socialiste félicite particulièrement le Parti travailliste irlandais et son leader, Eamon GILMORE, de leur importante
contribution à ce résultat.
Dans un pays fortement ébranlé par la crise économique et financière, l’importante minorité de votes négatifs et d’abstentions rappelle cependant que de nombreux irlandais sont inquiets de la
situation du monde et des effets des politiques libérales et inégalitaires conduites par les Droites majoritaires en Europe. Le vote irlandais clôt un débat institutionnel, mais l’Europe est
toujours en panne.
Tant que l’Europe n’aura pas changé de cap, tant qu’elle tournera le dos aux préoccupations quotidiennes des Européens, elle n’entraînera pas les peuples.
Jean Christophe CAMBADELIS.
Secrétaire national à l’Europe et à l’International
José Manuel Barroso, ancien Premier Ministre Portugais a été réélu Président de la Commission européenne par 382 voix contre 219 avec 117 abstentions sur les 718 députés
qui ont participé au scrutin (alors que l’Hémicycle compte 736 députés européens) malgré un bilan plus que controversé et des promesses de lui faire barrage pendant la campagne de l’élection de
juin 2009.
Le
député européen hongrois, Adam Kosa, 34 ans, est le premier élu sourd de l’histoire du Parlement Européen. Mercredi, il a été le premier orateur du premier débat au sein de l’hémicycle. Il a
pris la parole en langue des signes, lançant un plaidoyer en faveur du respect des langues minoritaires en Europe, pendant qu’une interprète traduisait en hongrois et qu’un autre retranscrivait
ses paroles en français.
"C'est un énorme défi pour moi et un succès incroyable pour les sourds", confie-t-il. "Mais je me soucie aussi de tous ceux qui souffrent de déficiences". "Pour moi, le téléphone est une simple décoration, les gens doivent penser à me contacter par SMS ou par courriel". "Je suis venu ici pour travailler dans la langue des signes" et ainsi "prouver qu'une personne sourde peut faire le même travail que ses collègues". "J'aimerais que d'ici cinq ans, les interprètes de langues des signes soient traités de manière égale aux autres interprètes". "Si je suis adroit, je pourrai faire avancer les choses"
"Ceux qui me croisent me traitent d'égal à égal, c'est une grande nouveauté par rapport à la Hongrie" alors qu’il a remarqué "quatre ou cinq" députés européens handicapés et alors qu’ "un citoyen européen sur dix souffre de déficiences, on devrait être au mois 70". "La majeure partie des personnes handicapées vivent de manière non visible. Une situation encore pire dans les anciens pays socialistes". "Ce qui est important c'est de vivre dans un monde accessible".
Les Français se sont exprimés et quand ils
s’expriment il faut les entendre. Je veux tenir ici, ce soir, le discours de la lucidité et de la vérité.
- Ces élections ont lieu dans une période de crise profonde en France comme en Europe. Le premier message de ce scrutin, c’est que malheureusement l’Europe n’est pas apparue
comme une solution. Les électeurs se sont massivement abstenus.
Chacun doit en assumer sa part de responsabilité :
- responsabilité collective des partis politiques qui n’ont pas su montrer la force du message européen, de l’idéal qu’il représente ;
- responsabilité de ceux qui portent le libéralisme en Europe, avec les conséquences que l’on mesure aujourd’hui : dérégulation, financiarisation qui installe la loi du plus fort et le développement des injustices, associés à une grande inefficacité économique. L’Europe éloigne les peuples quand elle s’éloigne des peuples.
Deuxième leçon de ce scrutin : si la liste UMP arrive en tête, c’est que Nicolas Sarkozy n’a pas dit ses intentions et le vrai projet libéral européen qu’il porte avec
ses alliés. Il a de fait utilisé dans la campagne le thème de la sécurité, sur lequel il a pourtant échoué en France. C’est au prix d’un renforcement de la droite extrême et de
l’extrême droite.
Mais 70% des électeurs se sont portés sur des listes qui dénoncent sa politique injuste et inefficace. Face à ce résultat, et face à l’abstention des catégories populaires et des classes moyennes
touchées par la crise, je demande ce soir au Président de la République de prendre enfin les mesures à la hauteur de la situation et de renoncer à un nouveau tour de vis social.
Lucidité et vérité aussi sur nous-mêmes, socialistes et forces de gauche. La droite de M. Sarkozy n’est plus crédible, mais nous ne le sommes pas encore. De nombreux électeurs de gauche
ont porté leurs voix sur les listes Europe-Ecologie. Ce vote est un appel vers un projet qui tourne le dos à la société dans laquelle nous sommes. La question environnementale en est un élément
majeur, qui pour nous est inséparable de la question sociale.
Je prends toute la mesure de la responsabilité du Parti Socialiste dans le score qui est le sien ce soir.
Je l’ai dit dès ma prise de fonction comme premier secrétaire et je le redis ici.
Notre Parti Socialiste a souffert de ses batailles internes et de ses divisions. Je mets toutes mes forces pour le rassembler. Il faut poursuivre avec détermination.
Le Parti Socialiste a besoin d’une profonde rénovation. Il doit ne plus vivre en circuit fermé et doit s’ouvrir sur la société.
Unité, rénovation des idées et des pratiques, rassemblement de la gauche, ce sont les tâches majeures auxquelles nous allons nous atteler dès demain.
Je veux m’adresser ce soir aux Français qui s’inquiètent des jours qui viennent. Aggravation de la crise, inquiétudes pour l’avenir, crainte d’un tour de vis social. Je les
assure que les socialistes seront à leurs côtés, les militants comme les élus qui font un formidable travail quotidien qu’ils reconnaissent.
Je voudrais dire aux Français que je comprends leur message, que je le partage.
Je mettrai toute mon énergie à poursuivre le chemin de ces derniers mois et tout mon engagement et mon enthousiasme pour leur redonner l’espoir. Je leur demande de garder confiance dans le Parti
Socialiste et dans la gauche.
21h15, un discours « de lucidité et de vérité
». Martine Aubry a d’abord pointé « la responsabilité collective de tous les partis et de tous les gouvernements », dans le fait que « l’Europe n’est pas apparue comme une solution ».
Voici les résultats des élections européennes pour la
circonscription Nord - Ouest dans son intégralité :
Nicolas Sarkozy était-il en même temps à Colombey-lez-2-Eglises et à Berlin, avec des fleurs sur la tombe du Général ou avec une pioche cassant le mur de
Berlin?
On s'en moque totalement... Ce n'est pas lui qui a fait tombé le mur!!! Par contre c'est lui qui met la France dans la panade aujourd'hui!!!
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