Blog politique

Bienvenu sur mon blog politique. Adhérent du Parti Socialiste, je suis secrétaire de la section du PS de Lannoy et membre du Conseil Fédéral 59. Sur ces pages vous trouverez mes réactions et informations sur l'actualité politique de notre commune Lannoy, plus petite ville chef lieu de canton de France, ainsi que de notre canton, notre département et notre région, enfin sur la politique nationale qu'elle soit interne ou externe au PS.
A bientôt.
                Jérôme DEHAYNIN

 

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Dimanche 1 novembre 2009

Cuba Etats-Unis : Le Parti socialiste, comme chaque année à cette occasion, confirme sa condamnation de cet embargo. Il rappelle son attente d’une normalisation des relations bilatérales entre La Havane et Washington

Pour la dix-huitième année consécutive l’Assemblée générale des Nations-unies a demandé la levée de l’embargo unilatéral imposé depuis la guerre froide à Cuba par les États-Unis.
Le Parti socialiste, comme chaque année à cette occasion, confirme sa condamnation de cet embargo. Il rappelle son attente d’une normalisation des relations bilatérales entre La Havane et Washington.
Le Parti socialiste espère que ce vote permettra d’élargir les ouvertures constatées depuis l’élection aux Etats-Unis d’un nouveau président. Les mesures libéralisant les échanges humains entre Cuba et les Etats-Unis prises par le Président Obama, en mars 2009, la levée de l’exclusion de Cuba par l’OEA (Organisation des États Américains), votée par les États-Unis comme les autres pays membres de cette organisation, au mois de juin dernier donnent au gouvernement du président Raúl Castro la possibilité d’engager un dialogue répondant à ces gestes positifs.
Par jérôme dehaynin - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 26 octobre 2009

M. le président. La parole est à Mme Jacqueline Maquet, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

Mme Jacqueline Maquet. Monsieur le ministre de l’immigration, peut-on condamner ceux qui fuient leur pays en guerre ? Peut-on condamner ceux qui quittent la misère en les renvoyant par charter dans leur pays où l’insécurité et le danger les guettent ? Comment un pays comme la France, qui fait la guerre en Afghanistan, peut-il renvoyer dans les mains des talibans ceux qui, parce qu’ils étaient victimes, étaient venus chercher une protection en Europe ? C’est inacceptable !

Voilà maintenant un mois que la « jungle » de Calais est détruite. Cette opération politico-médiatique que vous avez menée, n’a, au final, pas du tout réglé le problème et n’a apporté aucune solution digne de ce nom aux exilés qui, dans leur grande majorité, relèvent du droit d’asile.

Bien au contraire, ce tapage a eu deux conséquences : d’une part, les filières clandestines et autres passeurs, que vous prétendiez vouloir toucher, ont renforcé leur pouvoir et, d’autre part, les réfugiés, quant à eux, sont renvoyés à une clandestinité encore plus grande.

Un peu partout sur le territoire du Nord-Pas-de-Calais, jusqu’à Paris, de nouvelles « jungles » apparaissent. À Angres, à Norrent-Fontes, des Vietnamiens, des Érythréens, des Afghans essaient de se cacher en attendant de rejoindre l’Angleterre.

Chaque semaine, vous persistez, en détruisant des campements, sans résultats. Les associations humanitaires ont de plus en plus de difficultés à leur venir en aide. Leur situation sanitaire est dramatique. Je tiens donc à dénoncer publiquement ces méthodes contraires au respect des droits humains.

L’immigration est un problème qui doit être traité conjointement avec l’ensemble des pays européens. Des garanties doivent être prises sur les conditions d’hébergement, l’accès au droit d’asile des exilés et l’accompagnement des mineurs. Que l’État prenne ses responsabilités en finançant les 5 millions d’euros qu’il laisse à la charge du département pour l’accueil des mineurs.

Qui doit-on croire, le Médiateur de la République, qui recommande de petites structures d’accueil, ou vous, qui les refusez ?

M. le président. Merci, madame Maquet.

Mme Jacqueline Maquet. Monsieur le ministre, quand allez-vous mener une politique… (Applaudissements et protestations sur les bancs du groupe SRC.)

M. le président. La parole est à M. Éric Besson, ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire.

M. Éric Besson, ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire. Madame la députée, en matière de respect du droit d’asile, la France n’a pas de leçons à recevoir. (« Traître ! » sur les bancs des groupes SRC et GDR.) Vous devriez en être collectivement fiers. C’est le pays le plus demandé au monde, c’est un des pays les plus généreux, peut-être le plus généreux en matière d’octroi du statut de réfugié, et il s’enorgueillit de ne jamais reconduire à la frontière les mineurs étrangers isolés, règle que nous avons encore suivie à Calais.

Mais la France ne peut pas être le seul pays touché par les filières criminelles de l’immigration clandestine afghane à ne jamais reconduire les Afghans dans leur pays d’origine. Je peux vous citer tous les pays qui font ce qu’on appelle des « retours forcés » : le Royaume-Uni, la Suède, la Norvège, l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Italie. (« Et alors ? » sur les bancs du groupe SRC.) « Et alors ? » me demandez-vous. C’est simple : si un pays est le plus généreux en matière d’octroi du droit d’asile…

M. Jean-Louis Idiart. C’est faux !

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. …et que, en même temps, les filières de l’immigration clandestine savent qu’il ne reconduit jamais à la frontière, alors il devient la cible privilégiée des passeurs. C’est assez rationnel. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)

Notre message est donc extrêmement clair. La France est un État de droit, un État souverain. On peut demander le statut de réfugié, on peut choisir le retour volontaire, comme l’ont fait 180 Afghans. Mais si l’on est entré illégalement, si l’on n’est pas réfugié et si l’on ne veut pas du retour volontaire, alors oui, on peut être reconduit dans son pays d’origine.

Cette nuit, avec les Britanniques, avec – oserai-je dire – les travaillistes britanniques (Exclamations sur les bancs du groupe SRC), nous avons effectivement reconduit trois Afghans qui ont bénéficié de toutes les procédures visant au respect de leurs libertés individuelles. Ils sont depuis ce matin à Kaboul. Ils ont été reçus par un fonctionnaire français : c’est la France qui paie leur hôtel (Mêmes mouvements), c’est la France qui va payer leur réinstallation et c’est la France qui va les accompagner individuellement.

Un député du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche. Vous les envoyez à la mort !

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. Puis-je vous rappeler, pour finir, que de 1997 à 2002, sous le régime des talibans, la France a continué de reconduire des Afghans à la frontière ? (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP. – Huées sur les bancs du groupe SRC.)

Faut-il rappeler à Monsieur Besson, Ministre de la Honte, qu'entre 1997 et 2002, l'afghanistan était effectivement sous le régime taliban mais que la France n'avait pas de soldats là-bas pour y faire la guerre!
Faut-il rappeler à Monsieur Besson, Ministre de l'Indignité, que reconduire à la frontière vers certains pays n'est pas reconduire à la frontière vers l'Afghanistan?
Faut-il rappeler à Monsieur Besson, Ministre du Déshonneur, que détruire la jungle n'a rien règlé bien au contraire ni pour la ville, ni pour les habitants, ni pour les refugiés qui s'y trouvaient et que si la France paye en Afghanistan leur hôtel et leur réinstallation et les accompagne individuellement... pourquoi ne le fait-elle pas en France, pays des Droits de l'Homme en paix et en sécurité, plutôt qu'en Afghanistan, pays en guerre?

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Jeudi 10 septembre 2009

La situation sécuritaire et politique en Afghanistan ne cesse de se dégrader. Le Parti socialiste rend hommage aux soldats français tués dans les opérations militaires. Jamais le nombre de soldats de la force internationale morts au combat n’a été aussi important, jamais le nombre de victimes civiles afghanes n’a été aussi élevé, notamment du fait des bombardements aériens.

Après l’organisation de l’élection présidentielle du 20 août, l’impasse politique s’ajoute à l’impasse militaire. Alors que l’existence d’un État afghan légitime et crédible est l’indispensable condition à tout changement de stratégie et à la recherche d’une paix en Afghanistan, les conditions dans lesquelles cette élection s’est déroulée ne préfigurent pas la formation d’un gouvernement plus crédible et plus légitime.

L’intervention de la coalition internationale destinée à chasser du pouvoir le régime des talibans et à aider au retour de la paix et de la sécurité en contribuant à l’édification d’un État afghan démocratique, est devenue une guerre interminable aux objectifs politiques non clarifiés.

Plus de trois milliards de dollars sont consacrés chaque mois à l’intervention militaire par les États-Unis, tandis que l’aide civile internationale ne dépasse pas 200 millions de dollars par mois. Il n’y a pourtant pas d’issue purement militaire à la situation en Afghanistan.

Le Parti socialiste demande une clarification de la stratégie, des objectifs et des modalités de l’intervention internationale. Il demande solennellement au président de la République et au gouvernement l’organisation, dès le début de la session, d’un débat au Parlement sur la nature de l’intervention militaire française en Afghanistan, ses objectifs, ses méthodes, le rôle de la France et de l’Europe dans la coalition internationale.

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Jeudi 6 août 2009

L’Elysée a prévenu que Nicolas Sarkozy, Président de la République de l’UMP, n’enverrai pas de message de Félicitations au président iranien réélu Mahmoud Ahmadinejad lors de l’inauguration de son 2nd mandat.

"La position de principe de la France, conformément au droit international, est de reconnaître les Etats et non les gouvernements". "Nous avons pris note de la prestation de serment de M. Ahmadinejad devant le Guide suprême et le Parlement", a déclaré Romain Nadal, porte parole du Ministère des Affaires Etrangères. "Il n'est pas prévu que le président de la République adresse un message de félicitations à M. Ahmadinejad".

La chute suivant le malaise vagal a donc permis d’améliorer la réflexion présidentielle sur la diplomatie avec les dictateurs. Il avait en effet félicité Poutine, reçu Khadafi et s’était rendu à Pékin pour les jeux olympiques… pourvu que ça dure !

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Dimanche 2 août 2009

Hier, on a appris qu’un 29ème soldat français, âgé de 22 ans et arrivé sur le terrain il y a 1 mois, a été tué en Afghanistan (et 2 autres sont blessés) lors d’une attaque d’insurgés pendant une opération de soutien à l’armée afghane au nord est de Kaboul. Les faits se sont déroulés vers 8h00 (heure locale), et ont engagé 230 militaires dont 160 français. "Les combats ont duré environ une heure et demie", "la riposte franco-afghane a entraîné le retrait des insurgés" a déclaré une source du Ministère de la Défense.

Le Président de la République a fait part de sa "vive émotion" suite à ce décès d’un soldat "qui participait avec le 3ème Régiment d'Infanterie de Marine de Vannes, à une opération de soutien à l'armée nationale afghane (ANA) dans la vallée de Ghayne". "Au cours de l'opération, les éléments français ont été pris à partie par les insurgés. Un soldat français a été mortellement touché. Deux de ses camarades de combat ont été blessés". Nicolas Sarkozy "s'associe à la douleur de la famille et de ses proches" et condamne "une nouvelle fois avec force les pratiques lâches et barbares des ennemis de la paix en Afghanistan". Il "réaffirme la détermination de la France à lutter, aux côtés du peuple afghan, contre l'obscurantisme et le terrorisme".

François Fillon, Premier Ministre, a de son côté salué "le courage et le professionnalisme des forces françaises engagées en Afghanistan".

Hervé Morin, Ministre de la Défense, a exprimé quant à lui "sa plus vive émotion".

Le PS, en s’associant à la douleur des familles, a jugé "légitime" de reposer la question des objectifs assignés à la force internationale en Afghanistan.

Moi je pose une autre question… que j’ai malheureusement déjà posée l’année dernière : le 18 et 19 août 2008 c’est 10 soldats qui étaient morts dans une embuscade des talibans. Dans l’émotion, Nicolas Sarkozy avait décidé de :

-          donner un grade supérieur à tous ces soldats

-          les décorer de la légion d’honneur

-          un hommage national aux invalides

Le soldat mort hier… aura-t-il droit lui aussi à tous ces éléments ou comme les 18 autres il aura le grade supérieur et point final ? Y a-t-il des soldats qui mourant ensemble, nombreux, suscitant l’émotion permet de faire un élément de communication et d’autres mourant seul, solitaire, ne peuvent pas remuer suffisamment les français sur les plages ?

Pour moi tout soldat qui meurt au combat au nom de la France doit avoir, mort, les mêmes droits comme il a eu, vivant, les mêmes devoirs !

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Samedi 1 août 2009

Pour la cinquième année consécutive ECPM sera présent à la Fête de l'Humanité pour dire Non à la peine de mort et associer le public du parc de la Courneuve à ses campagnes d'action.
ECPM sera installé dans l'espace "Village du monde" et présentera publications et outils pour agir (pétitions, rapports, actes, journaux...) ainsi que son exposition "Sur le chemin de l'abolition universelle".

Pour la tenue de notre stand
le vendredi 11, samedi 12 et dimanche 13 septembre,
nous recherchons des bénévoles à partir du vendredi 16h00

au programme, accueil, signature des pétitions, vente des publications
et t-shirts ECPM, information..
.

La fête de l'Huma est ouverte au public tous les jours de 9h00 à 23h00.
Nous devons être le plus nombreux possible !

Si vous disposez de temps à donner le 11, 11 ou 13 septembre
n'hésitez pas à contacter
: Ariane Gresillon agresillon@abolition.fr
ou contactez nous au 01 57 63 03 57.

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Vendredi 31 juillet 2009

Cela fait tout juste un mois que Clotilde Reiss, lectrice en français à l’Université d’Ispahan, est emprisonnée à Téhéran en Iran. Son crime : avoir pris des photos des manifestations avec son portable et les avoir envoyées à un ami, se retrouvant ainsi accusée d’espionnage…

Au niveau diplomatique, rien ne bouge. L’ambassadeur de France en Iran n’a rencontré Clotilde qu’une seule fois le 9 juillet et n’a pas pu obtenir le droit d’une deuxième rencontre. Et plusieurs Ministres Européens des Affaires étrangères se déclarent inquiets de la situation des droits de l’homme en Iran et réitèrent leur demande de libération de la jeune Française.

Aujourd’hui, 31 juillet, Clotilde Reiss a 24 ans. La mobilisation en sa faveur continue et une journée de soutien est organisée. La proposition : «Le jour de tes 24 ans, je me tairai pendant 24 heures. Sauf pour parler de toi.» Chacun devra garder le silence pendant toute une journée, sauf pour parler d'elle voilà ce que propose le Comité de Soutine de Clotilde afin de sensibiliser au maximum l’opinion publique afin que personne n’oublie la jeune universitaire.

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Lundi 13 juillet 2009

Vendredi, lors d'une cérémonie à laquelle participaient des Adjoints, des Conseillers Municipaux, des étudiants de Sciences Po Lille et des représentants de la Ligue des Droits de l'Homme et d'Amnesty International, Martine Aubry a dévoilé un portrait qui restera posé dans le hall de l'hôtel de ville, de Clotide Reiss, détenue en Iran pour des photos des événements prises avec son téléphone portable.

Elle a réclamé "la libération immédiate" de l'ancienne étudiante de Lille âgée de 23 ans. "Témoin d'une agitation historique qui a mis en cause la transparence et la façon dont ces élections avaient eu lieu de manière peu démocratique", elle "est l'otage d'enjeux qui la dépassent très largement". "Tous les démocrates partagent la même exigence de liberté et de transparence", et elle n'a "aucun lien avec les événements".

Martine Aubry a également rendu hommage à la diplomatie française qui "travaille avec acharnement pour la libération de Clotilde".

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Vendredi 26 juin 2009

M. le président. La parole est à M. Jean-Jacques Urvoas, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

M. Jean-Jacques Urvoas. Vous me permettrez, monsieur le président, de répondre tout d’abord au Premier ministre qui, pour justifier son refus d’engager la responsabilité du Gouvernement devant l’Assemblée nationale, a cité Lionel Jospin. Mais comparaison n’est pas raison puisque Lionel Jospin, lui, était Premier ministre. Il respectait la Constitution. En vertu des articles 20 et 21, il déterminait et conduisait la politique de la nation. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.) Cette fonction de Premier ministre, le Président de la République l’a enterrée lundi dernier. (Huées et claquements de pupitres sur les bancs du groupe UMP.)

M. Philippe Briand. Quelle attaque minable !

M. le président. Je vous en prie, mes chers collègues !

M. Jean-Jacques Urvoas. Monsieur le ministre des affaires étrangères et européennes, ma question porte sur la dégradation de la situation en Iran. Vous le savez, la répression contre ceux qui protestent contre les résultats des élections s'accroît chaque jour un peu plus. Nous avons tous été émus par la bravoure des manifestants, en particulier par le courage de ces femmes défendant au péril de leur vie leur vision de la liberté et de la démocratie. Nous sommes tous choqués par la violence inouïe dont font preuve les milices qui répriment les opposants à coups de barres de fer.

Sans que les chiffres ne soient connus, il est probable que le nombre des morts se multiplie. L'intransigeance du régime est telle que les pires hypothèses ne sont malheureusement plus à exclure.

La France, tout en respectant scrupuleusement la souveraineté de la grande nation iranienne, a exprimé sa volonté qu'une enquête impartiale soit menée sur les allégations d'irrégularité du scrutin. Elle a aussi condamné fermement toutes les atteintes aux droits individuels.

Hier, Shirin Ebadi, prix Nobel de la Paix, a appelé les pays de l’Union à rompre toute relation diplomatique avec le régime et à conditionner leur reprise à l'arrêt des violences. Cette option radicale est-elle envisagée ? Si tel n'est pas le cas, comment le Gouvernement compte-t-il démontrer notre attachement au respect des libertés publiques ? (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)

M. le président. La parole est à M. Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères et européennes.

M. Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères et européennes. Monsieur le député, la France a condamné on ne peut plus fermement les brutalités inacceptables que vous avez rappelées. Elle l’a fait dès le premier jour, quand nous avons appris ce qui se passait à Téhéran. Nous répéterons ces condamnations.

Vous m’avez posé deux questions précises.

Comment faire cesser ces violences ? Nous ne pouvons pas exercer seuls de pression opérationnelle , mais nous disposons déjà d’une déclaration et du soutien de tous les pays européens. Le Président des États-Unis a nettement changé de ton. Enfin, un texte se prépare au G8, même si tous ses membres ne sont pas d’accord entre eux, puisque certains pays n’approuvent pas la position de la France.

Allons-nous rompre les relations diplomatiques ? Non, au contraire : nous allons nous servir des liens qui existent encore, si ténus soient-ils, entre nos pays, pour faire pression en faveur de la liberté de manifestation et de parole, pour que les Iraniens puissent respirer un peu plus facilement.

Mais si les expulsions se poursuivent, et si nous devons manifester notre solidarité aux côtés de nos amis britanniques ou des autres Européens, nous le ferons, comme ce fut le cas en 1997. Peut-on faire plus en respectant, bien entendu, le souvenir d’Enda, cette femme que le monde entier a vu mourir, assassinée en pleine manifestation, alors qu’elle était jeune, belle et déterminée ? (Murmures sur les bancs du groupe SRC.) Nous devons insister pour que soit maintenu ce mouvement qui a prouvé qu’il représentait en profondeur la société iranienne.

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Dimanche 21 juin 2009

La répression se durcit en Iran. Elle ne touche plus seulement les dirigeants des partis réformateurs et des personnalités politiques. Des journalistes, des professeurs d’Université, des étudiants font l’objet d’arrestation depuis hier. La répression contre les étudiants et les attaques des miliciens fidèles au régime dans les résidences universitaires auraient fait des victimes.

Cette situation est intolérable. Le Parti socialiste condamne avec la plus grande fermeté ces brutalités contre la population qui conteste d’une manière pacifique les irrégularités et les fraudes qui ont eu lieu au cours du scrutin du 12 juin.


Il exprime sa totale solidarité avec le peuple iranien et avec tous ceux qui, en Iran, militent pour une société plus juste et plus démocratique. Il apporte son soutien et sa solidarité aux Iraniens de France et à nos compatriotes d’origine iranienne qui se sont mobilisés depuis le début de la semaine pour exiger que le vote soit respecté. Il exprime également sa sympathie aux familles des victimes de la répression en Iran.

Par jérôme dehaynin - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Flash Actu

Nicolas Sarkozy était-il en même temps à Colombey-lez-2-Eglises et à Berlin, avec des fleurs sur la tombe du Général ou avec une pioche cassant le mur de Berlin?
On s'en moque totalement... Ce n'est pas lui qui a fait tombé le mur!!! Par contre c'est lui qui met la France dans la panade aujourd'hui!!!

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