Blog politique

Bienvenu sur mon blog politique. Adhérent du Parti Socialiste, je suis secrétaire de la section du PS de Lannoy et membre du Conseil Fédéral 59. Sur ces pages vous trouverez mes réactions et informations sur l'actualité politique de notre commune Lannoy, plus petite ville chef lieu de canton de France, ainsi que de notre canton, notre département et notre région, enfin sur la politique nationale qu'elle soit interne ou externe au PS.
A bientôt.
                Jérôme DEHAYNIN

 

Recherche

Recommander

Interviews exclusives

Lundi 2 novembre 2009

1) Ban public existe depuis plusieurs années maintenant. Pouvez-vous préciser les conditions de sa création, son histoire et évolution et ses combats actuels?

Ban Public est une association créée en 1999 par un sortant de prison. Elle a, depuis sa création, pour missions principales de soutenir les personnes incarcérées et leurs proches et de faire entendre leur voix ainsi qu’à informer le grand public via le site Internet : www.prison.eu.org

Ban Public se mobilise sur toute question touchant à la problématique carcérale. Nous nous efforçons d’être le relais de toutes celles et ceux concernées de près ou de loin par la prison et qui souhaitent s’exprimer sur ce sujet.

2) Sur votre site Internet, un sinistre décompte est fait semaine après semaine du nombre de détenus qui se sont suicidés dans les prisons de la République. Où en est-on aujourd'hui et quelle est la situation comparative par rapport aux années précédentes?

En 2002, Ban Public a créé un observatoire des suicides et morts suspectes. D’abord et avant tout nous tenons fermement à rappeler que le silence coupable de l’Administration pénitentiaire ne porte pas uniquement sur les suicides en prison mais également sur toute autre forme de décès :

- en prison, de nombreux prisonniers et prisonnières décèdent chaque année du fait de maladies insuffisamment ou pas du tout soignées. Les conditions d’accès aux soins en détention sont telles qu’elles ne permettent pas une prise en charge médicale efficace. C’est la raison pour laquelle le code de procédure pénale prévoit un mécanisme de suspension de peine pour raisons médicales lorsque le pronostic vital d’une personne incarcérée malade est engagé ou lorsque son état de santé est incompatible avec les conditions d’incarcération. Malheureusement, ce mécanisme est très peu utilisé, les juges n’accordant que trop peu la suspension de peine.

- par ailleurs, bien qu’aucun débat ne porte sur cette question, beaucoup de décès de personnes incarcérées sont des morts suspectes, c’est-à-dire que les conditions dans lesquelles ces personnes décèdent ne sont pas établies. Elles constituent souvent des infractions pénales allant de l’assassinat (homicide prémédité) à l’omission de porter secours à personne en danger en passant par l’homicide, l’empoisonnement ou la mise en danger d’autrui.

- enfin, il convient de rappeler qu’il y a, selon les chiffres officiels, 10 fois plus de suicides en prison qu’à l’extérieur. Ces suicides ont lieu particulièrement à l’entrée en détention, et juste avant la sortie de prison, également lors du placement au quartier disciplinaire. Il est à noter que le nombre de suicides des membres du personnel pénitentiaire sur le lieu de travail est également élevé,

Toutefois, si nous tenons un observatoire des suicides et morts suspectes sur notre site Internet c’est parce que nous constatons, à regret, que l’administration pénitentiaire refuse de communiquer sur les conditions dans lesquelles les personnes incarcérées décèdent en prison et sur le nombre de personnes que cela concerne.

Ainsi, l’administration pénitentiaire ne compte pas les personnes qui décèdent à l’hôpital d’un suicide commis en prison, ni les personnes qui décèdent à l’extérieur alors qu’elles sont sous écrou (elles ne sont donc pas physiquement en prison mais purgent une peine ou sont soumises à une mesure de sûreté). Egalement, nous n’avons aucune information institutionnelle quant aux décès ayant cours parmi les personnes sorties de prison dans l’année ou les années qui suivent leur sortie.

http://prison.eu.org/spip.php\?page=rubrique&id_rubrique=68

3) Michèle Alliot-Marie a demandé, enfin, après l'incurie de Rachida Dati, un rapport sur les suicides en prison promettant d'agir vite. Pouvez-vous rappeler ses propositions et surtout la réalité de son action depuis la remise de son rapport? Quelles sont les revendications que vous défendez pour améliorer la situation rapidement et surtout durablement?

D’abord, il convient de rappeler la chronologie des évènements :

Fin juillet, le quotidien «Le Monde» publie en Une un article faisant état d’une affaire d’assassinat d’une personne incarcérée par des surveillants sous les yeux d’un autre prisonnier, par la suite torturé par ces mêmes surveillants.

Début août, alors que le nombre de décès en prison atteint les 90 personnes selon notre observatoire, Michèle Alliot-Marie exige la remise d’un rapport sur la question du suicide en prison avant la mi-août.

Mi août, est publié et diffusé le rapport Albrand, rapport rédigé par un médecin à la suite d’une commande de Rachida Dati et remis au ministère de la justice en janvier 2009 ! Le docteur Albrand dénonce des modifications entre le rapport qu’il aurait lui rédigé et le rapport publié, sans préciser quelles sont les modifications opérées par les services du ministère de la justice.

Au delà des mesures proposées par le rapport et celles préconisées par Michèle Alliot-Marie que nous reprenons en détail dans ce communiqué : http://prison.eu.org/article12046.html nous regrettons qu’une fois de plus le débat se focalise sur «la prévention du suicide en milieu carcéral» en occultant toutes les autres formes de décès et toutes les autres formes de souffrance en milieu carcéral.

Nous tenons à rappeler qu’il importe, en premier lieu, de faciliter le lien social et maintenir à tout prix les liens familiaux plutôt que de multiplier les obstacles entre la personne incarcérée et ses proches.

Qu’il importe également de revenir à une pratique humaine de la justice par une diminution drastique du nombre de personnes incarcérées alors qu’elles n’ont pas été encore jugées, qu’elles bénéficient donc de la présomption d’innocence ; par la non incarcération des personnes atteintes de troubles mentaux qui auraient bien plutôt besoin de soins et par l’accentuation des moyens humains et financiers sur la sortie de prison, c’est à dire le retour dans la société et peut-être la construction d’une possible insertion sociale.

Par jérôme dehaynin - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 2 octobre 2009

L'Assemblée Générale de HES vient d'avoir lieu, elle t'a reconduit comme Président. Peux-tu en quelques lignes et dates symboliques rappeler ce qu'est HES?

L'association HES (Homosexualités et Socialisme) a été créée en 1983, dans la foulée de la dépénalisation de l'homosexualité par la gauche. L'objectif de ses fondateurs était de faire avancer, au sein de la famille socialiste, les combats contre les discriminations fondées sur l'orientation sexuelle. HES a participé, en particulier, à l'élaboration du pacs, dont nous fêtons le dixième anniversaire. HES a aussi agit pour l'inscription au programme socialiste, en 2004, de l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples de même sexe. Aujourd'hui, HES, c'est d'abord un mouvement militant qui prend la parole dans les débats socialistes et dans les rassemblements associatifs, pour faire avancer l'égalité des droits.

Quels sont les combats dans lesquels HES est actuellement engagé tant dans le Cadre Socialiste que dans le cadre français et européen?

Les lignes ont beaucoup bougé au PS. Aujourd'hui, la reconnaissance de l'homoparentalité, l'égalité des droits, la lutte contre les discriminations qui atteignent les lesbiennes, les gays, les bis et les trans font partie des fondamentaux des socialistes. Nous continuons à travailler pour convaincre nos camarades, militants et élus, et nous abordons de nombreux sujets : le mariage, l'adoption, les procréations médicalement assistées, les moyens de lutter contre les discriminations à tous les niveaux. Nous prenons la parole sur des sujets aussi différents que le vieillissement des personnes LGBT, les mal-être des jeunes personnes LGBT, les discriminations dans l'emploi, la prévention contre le sida, les inégalités territoriales et la situation des personnes LGBT dans les cités...

Nous nous sommes réunis avec les groupes socialistes LGBT d'Europe, en constituant un réseau, Rainbow Rose, qui travaille avec le Parti socialiste européen. Nous agissons ensemble pour que les dispositions législatives progressent aussi à ce niveau.

Sur la Gestation pour Autrui, le débat a été lancé à La Rochelle par HES. Où en est le Parti aujourd'hui? Quelles sont les positions défendues par HES? Et nos élu(e)s ont-ils pris des positions officielles?

C'est en effet un sujet à l'ordre du jour. La révision des lois de bioéthique sera en débat au Parlement au début de l'année 2010. Parmi les questions posées, il y a celle de la légalisation et de l'encadrement de la gestation pour autrui. Aujourd'hui, au PS, le débat est ouvert, tous les arguments sont sur la table. HES a présenté ses propositions pour une dépénalisation et un encadrement strict de la gestation pour autrui. Nous pensons que la société ne doit pas interdire à des adultes la conception d'une famille dans laquelle celle qui porte l'enfant ne jouera pas le rôle d'une mère. Nous sommes partisans de la reconnaissance, juridique et sociale, du rôle de ces femmes qui aident des parents en portant leur enfant. Michèle André, sénatrice PS, prépare une proposition de loi en faveur de cette légalisation. Mais le sujet ne fait pas encore l'unanimité au PS.

Par jérôme dehaynin - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 16 juillet 2009

Après le résultat des élections européennes, on sent les militants dépités et incertains devant les prises de positions de camarades qui pensent plus à leur carrière qu'à notre projet. Dans notre fédération, comment en tant que 1er Secrétaire penses-tu permettre aux militants de participer à la mise en place du projet régional et cantonal?

Le Plan d’action fédéral répond en grande partie à cette question. Après l’université de rentrée, qui se renouvelle et s’étoffe avec dix ateliers sur une journée, toute une série de groupes de travail, pilotés par quatre grandes commissions thématiques, accueilleront les militants désireux de réfléchir et de préparer le projet des prochaines élections.

Six à huit conférences territoriales, largement ouvertes aux sympathisants et aux partenaires, complèteront le dispositif au cours des deux prochaines années. Dès le 17 octobre aura lieu une première conférence sur la Solidarité, préfigurant le projet des cantonales. Mais d’autres conférences auront lieu sur des thèmes qui relèvent de la compétence régionale.

Cela bien sûr sans compter les groupes de travail et les conventions nationales : un projet ne doit pas être exclusaivement départemental ou régional, nous devons être capables de porter conjointement des projets communs à l’ensemble des départements ou des régions.

Cela n’exclut pas, au contraire, le travail en section. Pour chacune de ces deux élections, les militants seront appelés à réfléchir et à débattre en section. Les comités d’arrondissement qui se mettent ou se remettent en place et notre Conseil fédéral ont vocation à servir de chambre d’écho à ces réflexions, pour les remonter au niveau fédéral.

Avant la campagne officielle, dès septembre pour les Régionales, les conseillers sortants puis les candidats choisis partiront à la rencontre des militants pour présenter leur bilan et échanger sur leurs attentes.

La crise est là. A la rentrée, les chiffres du chômage vont exploser alors que depuis plusieurs mois déjà le nombre des chômeurs progresse de façon vertigineuse et le pouvoir d'achat malgré les dires du gouvernement est en baisse pour tous surtout les plus fragiles. Que dire à nos compatriotes sur l'avenir et nos propositions? Comment leur redonner confiance en nous?

Face à la crise, nous devons justement réaffirmer nos valeurs fondatrices que sont l’égalité, la solidarité et la justice sociale. Une société plus égalitaire n’est pas seulement plus juste, elle est aussi plus efficace et plus stable.

Nous demandons d’abord le retrait du bouclier fiscal, qui représente une perte considérable de revenus pour l’État (33 000 € en moyenne pour quelques dizaines d’heureux bénéficiaires), avec un effet économique quasi-nul et un effet politique désastreux. Nous souhaitons également une refonte de l’impôt sur le revenu, qui pourrait décourager les très hautes rémunérations et, à l’inverse, favoriser les travailleurs pauvres par un système d’impôt négatif, plus incitatif et mieux ciblé que l’actuel prime pour l’emploi.

Pour encourager l’emploi, notamment des personnes les moins qualifiées, le financement de la protection sociale ne doit plus être supporté par les seuls salariés mais par l’ensemble de la valeur ajoutée. De cette façon, on baisse le coût du travail sans baisser le salaire net, voire en augmentant le Smic.

À plus long terme, la vitalité de notre économie reposera d’abord sur notre capacité à innover. Nous devons favoriser l’investissement productif de proximité, en particulier dans les PME, favoriser la création d’entreprises innovantes et la recherche. Le capitalisme financier de ces dernières années a fait beaucoup de mal. La priorité donnée à la rémunération d’actionnaires lointains, ignorant des réalités des entreprises qu’ils possèdent, va à l’encontre de stratégies industrielles de long terme.

Comme député européen, enfin, je me battrais pour défendre une Europe plus sociale et politique, capable de protéger ses citoyens, d’uniformiser les normes sociales, de financer de grands projets d’investissement ou de recherche publique. Une partie du PSE souhaite aujourd’hui politiser davantage le Parlement européen, pour que s’y affirme une opposition claire, capable, en 2014, d’apporter un projet alternatif fort. Si imparfait qu’il soit, le traité de Lisbonne donne davantage de pouvoir au Parlement européen. Nous devons nous en saisir, pour renverser enfin, au service des citoyens et avec eux, la tendance historiquement libérale de l’Union.

Tu es élu au Parlement Européen depuis le 7 juin et tu viens de commencer ton mandat hier 14 juillet. Peux-tu donner 2 exemples de choses concrètes que tu vas mettre en œuvre dans le cadre de ton mandat pour montrer aux électeurs qu'un député socialiste ce n'est pas la même chose qu'un député de droite? Tu connais mon attachement et celui de ma section au non cumul du mandat. Comment comptes-tu assumer le mandat de Député Européen et de Maire en plus de ta fonction de 1er secrétaire de la Fédération 59 du PS ?

Première économie et premier marché du travail à l’échelle mondiale, l’Europe a la capacité de faire agir cette économie et ce marché au service des citoyens, des travailleurs et des entrepreneurs. Le défi est certes immense mais la tâche est plus que passionnante.

Membre titulaire de la commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire j’entends bien agir tout au long du mandat pour que les propositions des socialistes se concrétisent.

Le changement climatique constitue sans aucun doute la plus grande menace à long terme sur l’humanité. C’est un problème mondial qui demande une solution mondiale. Le socialistes proposent  d’introduire une directive européenne sur le climat qui définisse les objectifs et les plans d’action pour tous les secteurs encore non couverts par les textes existants (l’énergie, l’alimentation, la construction et le transport) et qui mette en cohérence toutes ces actions pour que l’Union atteigne ses objectifs globaux en matière d’émission. L’objectif affiché est de réduire ces émissions de 30% et j’entends m’investir fortement dans ce dossier.

En matière de santé publique, le dossier des antennes relais que nous connaissons bien ici dans notre métropole et notre région retient toute mon attention et j’entends là aussi agir pour que des mesures précises garantissant la sécurité de nos concitoyens soient mises en œuvre.

De façon plus générale, j’entends associer étroitement les militants de la Fédération du Nord et des 9 autres Fédérations de notre grande région à l’idée européenne en leur faisant partager de façon très régulière le travail des parlementaires socialistes au travers d’initiatives qui leur permettront de s’approprier davantage cette belle idée européenne.

Maire de la Commune Associée d’Hellemmes, je ne suis en effet pas concerné par la règle mise en place par notre Parti. J’entends bien mettre mon mandat de Député Européen au service de nos concitoyens comme ce sera aussi le cas pour tout notre Département et si je peux faire avancer les dossiers de nos collectivités, je m’y emploierais bien évidemment.

Notre Fédération est, elle, en ordre de marche et le Plan d’Action élaboré de façon collective par la Direction Fédérale fixe nos objectifs pour les semaines et les mois à venir. Ce n’est d’ailleurs que par le travail collectif que nous pourrons reprendre pied dans la société et nous avons la grande chance, dans notre Fédération du Nord, de le vivre au quotidien.

Par jérôme dehaynin - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 2 juillet 2009

Après la campagne des élections européennes et les résultats que l'on connait, comment te situes-tu dans le débat interne entre le projet d'abord et les primaires à gauche? 

Le temps du congrès est maintenant derrière nous et la question du débat, permanente pour les socialistes, puisque c'est à la fois la force et la nature de notre Parti, ne doit plus se poser en termes de courant de motion ou de personne mais réellement en terme de projet. C'est ce qu'attendent de nous non seulement les militants, mais au delà, tous les français qui ne demandent qu'à croire de nouveau en nous.

Les résultats catastrophiques des élections européennes doivent nous inciter plus que jamais à nous rassembler pour dégager ensemble les lignes force du projet que nous présenterons aux français. Cette question du fond, des réponses que nous proposons pour sortir de la crise, pour construire la société conforme aux valeurs de liberté, de justice et de progrès qu'attendent les citoyens, est naturellement la question ultra prioritaire.

A cet égard, la mode qui semble vouloir s'installer de poser la question du mode de désignation de notre candidat pour 2012 me semble dangereuse à deux égards.

* D'abord, le risque existe en proposant d'emblée la désignation d'un candidat de toute la gauche de provoquer l'irritation des autres formations de gauche qui n'ont pas forcément envie d'être aujourd'hui "à la remorque" du P.S.

* Le deuxième inconvénient, et il n'est pas mince, c'est qu'il nous exonère de parler du fond... et c'est cela qui doit être notre priorité aujourd'hui.

Le débat interne n'a donc de sens aujourd'hui que dans cette perspective du projet.

Si les socialistes ne comprennent pas aujourd'hui que leurs divisions, leurs querelles personnelles, leurs mises en cause permanentes ont donné d'eux l'image qui a contribué à leur échec, c'est à désespérer de l'avenir. 

Après le 7 juin, le congrès de Versailles et les annonces du Président puis le remaniement ministériel, comment penses-tu que le Parti Socialiste et ses élus nationaux doivent agir collectivement? Comment peut-on, dans l'opposition, aider nos concitoyens à survivre et avancer dans la crise? 

La réunion du Parlement pour le discours du Président et le remaniement qui a suivi n'ont fait que confirmer ce que nous savons depuis les élections présidentielles. Nicolas Sarkozy se comporte toujours comme s'il était en campagne électorale, mais il y a loin entre les discours, souvent empruntés à la gauche, et les actes qui traduisent la politique la plus à droite que la France ait connue depuis la libération.

Contrairement au discours officiel sur la baisse des impôts, les prélèvements obligatoires continuent d'augmenter dans notre pays, mais face au paquet fiscal qui a réduit de 10 milliards d'euros les prélèvements sur les plus riches, la hausse des cotisations sociales, des cotisations mutuelles ou des franchises médicales pénalisent fortement les français moyens ou ceux qui rencontrent des difficultés.

Aujourd'hui près d'un français sur cinq renonce à se soigner pour des questions financières alors que les plus riches continuent chaque année de bénéficier du bouclier fiscal. C'est intolérable!

Au parlement et plus particulièrement à l'Assemblée Nationale nous ne ménageons pas nos efforts pour tenter de faire entendre notre voix, mais la reconquête passe aussi par la proximité et le contact permanent avec les citoyens qui souffrent dans leur vie quotidienne.

Je sais que les citoyens que je rencontre toutes les semaines dans mes permanences attendent de nous que nous les écoutions, que nous entendions leurs problèmes, leurs souffrances, mais aussi que nous esquissions avec eux des pistes, des solutions pour l'avenir.

C'est d'abord cela le travail de l'opposition: être là aux côtés de ceux qui souffrent, qui se battent pour leur avenir, celui de leurs enfants. Mais le travail de l'opposition, c'est aussi de ne pas attendre que le balancier revienne vers la gauche par simple rejet de la droite.

Il nous faut construire une alternative crédible à gauche qui conduise les citoyens à se dire: "oui, c'est avec eux que je veux bâtir l'avenir, c'est avec eux que je changerai la vie". 

Comment penses-tu que le parti doit travailler pour ne pas faire l'impasse sur les élections régionales de mars prochain tant en fédération qu'au niveau national? Quelle participation des militants espères-tu? 

Les élections régionales constituent aujourd'hui un enjeu capital pour le P.S. au plan national puisque nous détenons 20 des 22 régions de la France métropolitaine et que derrière les élections européennes le comportement des électeurs sera regardé de très près.

Je suis pour ma part d'accord avec la plupart de spécialistes des études d'opinion pour penser qu'il est illusoire de penser que les électeurs qui nous ont manqué le 7 Juin reviendraient mécaniquement aux urnes à l'occasion des régionales pour nous soutenir. Il va nous falloir les convaincre de nous faire de nouveau confiance. Dans cette tâche, le rôle de notre Parti et donc, naturellement de ses militants sera essentiel.

Cela signifie que, comme nous l'avons fait en 2004, il nous faut associer les militants dès la mise en œuvre de la réflexion sur notre projet régional en Septembre. Pour que chacun se sente impliqué dans cette campagne qui sera dure, il faut que chaque militant se sente acteur de l'élaboration de notre programme et du choix de nos candidats.

Dans notre Région, je pense que le travail que nous avons réalisé est de grande qualité au regard des engagements que nous avions pris devant les électeurs. Avec Daniel Percheron, dans un travail d'équipe qui ne s'est jamais démenti, nous avons collectivement relevé tous les défis. Nous n'aurons pas à rougir de notre bilan, mais il ne nous faut pas non plus faire de faute dans la préparation de cette campagne. Pas de divisions affichées, pas de jeux personnels, pas de francs-tireurs et une recherche permanente de rassemblement, entre nous, socialistes, cela s'entend, mais aussi avec toutes les composantes de la gauche qui le voudront, voilà les conditions qu'il nous faudra réunir pour gagner.

Dans cette bataille c’est d'abord l'engagement des militants qui fera la différence.

Par jérôme dehaynin - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 2 juillet 2009

Depuis plus d'un an maintenant, mon blog vit et se développe un peu à la fois, au fur et à mesure de vos connexions et de vos lectures, de vos remarques et de vos commentaires.

Aujourd'hui, après plus de 1100 articles publiés, j'inaugure une nouvelle catégorie d'articles : Les interviews exclusives. Il s'agira, régulièrement, en fonction de l'actualité, de questionner un élu national ou local, un responsable fédéral ou national, un animateur associatif ou politique, ... afin d'avoir son éclairage sur les sujets du moment.

Pour cette première, c'est Bernard Roman, 1er Vice-Président de la Région Nord-Pas-de-Calais et Député du Nord qui a accepté de parrainer la rubrique. Vous pourrez lire l'interview intégrale d'ici 1/2 heure environ. Un grand merci à lui d'avoir accepté de se prêter à l'exercice.

Par jérôme dehaynin - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Flash Actu

Nicolas Sarkozy était-il en même temps à Colombey-lez-2-Eglises et à Berlin, avec des fleurs sur la tombe du Général ou avec une pioche cassant le mur de Berlin?
On s'en moque totalement... Ce n'est pas lui qui a fait tombé le mur!!! Par contre c'est lui qui met la France dans la panade aujourd'hui!!!

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Conditions de publication

Tous les commentaires signés sont publiés après validation sauf s'ils contiennent insultes, propos injurieux, diffamatoires ou informations non vérifiées. Bien sur, vous êtes et restez  responsables de tous vos propos et déclarations.
Tout commentaire modéré sera signalé par "***** commentaire modéré *****" et la raison de la modération. Vous pourrez ainsi modifier votre écrit modéré pour publication ultérieure.
 

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés