Les banques des 2 groupes Caisse d'Epargne et Banques Populaires sont en cours de
rapprochement et le mariage n'a jamais été aussi proche. Alors que l'Etat va entrer au capital du futur groupe ainsi constitué, il est envisagé que l'actuel secrétaire général adjoint de
l'Elysée, le numéro 2 de l'organisation sarkozyste de la Présidence, celui qui a géré le dossier directement dans ce cadre, en devienne le futur patron. Et cela ne va pas sans problème, qui sont
dénoncés d'ailleurs tant par la droite que par la gauche.
Hervé Mariton, député UMP, est prudent pour sa part : "S'il y a un problème déontologique, il existe une commission pour le dire" mais "Je ne crois pas que le fait que M. Pérol ait aidé à dénouer
ce dossier constitue une raison suffisante pour nous priver de son talent".
Seul, l'inébranlable Lefebvre reste stoïque et imperturbable, dénonçant ainsi la "malveillance systématique" du PS, oubliant que certains de son propre camp font les mêmes reproches et évoquent
les mêmes arguments.
Pour tous les autres les réactions sont contre cette nomination :
François Bayrou : "Tous les textes, à la fois de déontologie et du code pénal, indiquent qu'il est interdit à une personne ayant exercé l'autorité publique sur une entreprise privée, qu'elle soit
fonctionnaire ou agent temporaire, d'exercer quelque fonction que ce soit dans cette entreprise avant un délai de trois ans révolus". François Pérol "a joué un rôle actif" dans ce regroupement,
allant "jusqu'à convoquer jeudi dernier les dirigeants des deux entités dans son bureau".
Pour Jean Arthuis, ancien ministre de l'Economie et président Union centriste de la commission des Finances du Sénat , cette nomination est "choquante" car, à ses yeux, "les règles
déontologiques ne l'autorisent pas".
François Goulard, député UMP Villepiniste dénonce lui "une vieille habitude de rapports incestueux entre la haute administration et les grandes entreprises qui était plutôt en régression ces
dernières années". "Pourtant, on a vu durant les années 1990 pas mal de hauts fonctionnaires mener un certain nombre de banques à la catastrophe".
Pour Benoît Hamon, Nicolas Sarkozy a une "stratégie" qui vise à "asseoir une partie de son influence dans les milieux économiques, par oligarques interposés ou par la volonté de placer untel
ou untel".
François Hollande lui y voit également un problème "politique" car nommer "son principal collaborateur" révèle la volonté présidentielle de "décider de tout, y compris de ce qui ne relève pas de
ses attributions".
François Pérol:Incompatibilité dénoncée par tous sauf UMP évidemment!
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