Frédéric Lefebvre, pour l’UMP a
déclaré que "Si les moyens de droit ne permettaient pas d'interdire les candidatures", l'UMP demanderait que "les autorités publiques, notamment dans les préfectures, soient particulièrement
vigilantes au moment de l'étude des professions de foi ou des bulletins". "S'il y avait quelque allusion à l'antisémitisme ou à l'anti-sionisme qui est le faux nez de l'antisémitisme, nous
demandons qu'il y ait immédiatement interdiction de ces documents". "Quand des gens portent le message de la haine, du racisme, et de l'antisémitisme et qu'ils en font le seul point de leur
programme, on ne peut pas rester sans réagir". Claude Guéant "soulève à juste titre la question des propos antisémites absolument scandaleux de M. Dieudonné et d'un certain nombre de ses
comparses dans une affaire où l'objectif évident est de prendre en otage l'Europe pour se faire de la publicité". "Il y a des limites qui ne peuvent pas être franchies et M. Dieudonné est
spécialiste du franchissement de ces limites", a terminé le Porte Parole de l’UMP.
Vincent Peillon, Député Européen PS et tête de liste Socialiste dans le Sud-Est, a déclaré lundi que "l'argumentaire de Claude Guéant, qui n'est pas un argumentaire d'interdiction" mais "un
argumentaire qui consiste à dire : ‘nous avons à examiner ce qui rentre dans le cadre du droit’, est un argumentaire qui est juste" tout en affirmant que l'humoriste controversé "ne mérite pas
autant d'attention, c'est très marginal dans la société française"". "On est dans un Etat de droit, donc il appartient" à ce candidat "comme aux autres de respecter la loi", "On voit bien la
dérive tout à fait intolérable de Dieudonné, on voit bien en même temps pourquoi il voudrait faire du buzz médiatique et donc je ne suis pas sûr que nous ayons intérêt à commenter longtemps M.
Dieudonné".