Blog politique

Bienvenu sur mon blog politique. Adhérent du Parti Socialiste, je suis secrétaire de la section du PS de Lannoy et membre du Conseil Fédéral 59. Sur ces pages vous trouverez mes réactions et informations sur l'actualité politique de notre commune Lannoy, plus petite ville chef lieu de canton de France, ainsi que de notre canton, notre département et notre région, enfin sur la politique nationale qu'elle soit interne ou externe au PS.
A bientôt.
                Jérôme DEHAYNIN

 

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Dimanche 22 novembre 2009

M. SARKOZY et son gouvernement proposent un bouleversement majeur de l’organisation territoriale et des finances locales. Ces projets suscitent l’inquiétude légitime des Français et des élus. Ils aboutiraient, en effet, à recentraliser et à étouffer financièrement les collectivités ; ils aggraveraient l’injustice sociale et les inégalités territoriales ; ils représenteraient une manipulation électorale.
Les maires de France, réunis en congrès les 17 et 18 novembre prochains, attendaient des explications du Chef de l’Etat. Craignant probablement leur colère et leurs protestations, M. SARKOZY a décidé de ne pas se rendre au congrès, privant ainsi les maires d’un véritable échange républicain.

Il a décidé au contraire de convoquer les présidents des associations de maires à l’Elysée le vendredi 20.

Devant cette dérobade, le Parti socialiste ne se rendra pas à l’Elysée. Il invite M. SARKOZY à assumer les responsabilités de sa charge et à accepter de venir dialoguer avec les maires le 17 novembre.

Par jérôme dehaynin - Publié dans : France - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Dimanche 22 novembre 2009

Alors que le Président de la République a décliné l’invitation des Maires de France, c’est avec surprise que tous les Maires et Elus locaux de France ont pu constater qu’il a trouvé la disponibilité d’assister au match de foot France-Irlande d’hier soir.

Il était donc bien en France, à Paris, au moment où se déroule encore leur Congrès annuel !

Cette dérobade est pourtant contraire à ses déclarations lors du Congrès des Maires en 2008 :  “Je n’imagine pas qu’un Président puisse s’exonérer d’entendre ce qu’ont à lui dire les Maires ”.

Force est de constater qu’en 2009, il s’en exonère.

Cette attitude montre le peu de considération porté aux Maires de France ainsi qu’à l’ensemble des élus locaux qui se sont déplacés en nombre.

Un tel comportement ne peut conduire qu’à refuser la convocation de l’après-congrès au Palais de l’Elysée faite à quelques Maires triés sur le volet.

André Laignel,
Secrétaire général de l’Association des Maires de France
Secrétaire national du Parti socialiste à l’aménagement du territoire

Par jérôme dehaynin - Publié dans : France - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Samedi 21 novembre 2009

En rentrant du travail hier soir, nous avons eu la surprise de trouver un tiers de feuille, nous informant qu'une "réunion d'information sur les projets en cours (politiques communales, devenir de Stein Industrie,...)" se tiendrait "ce soir vendredi 20 novembre à 19h00 salle Henri Echevin" et nous invitant à venir "nombreux poser vos questions!"

De qui se moque-t-on encore une fois?

Monsieur Colin, Maire, organise une réunion d'information, la première depuis sa réélection en mars 2008 (vive l'information et la démocratie!) et il informe la population, le jour même, en cours d'après-midi... Comment pense-t-il que les lannoyennes et les lannoyens vont réussir à se libérer avec une information aussi tardive? Comment espère-t-il qu'ils seront nombreux dans la salle municipale? Comment interesse-t-il les citoyens avec un ordre du jour aussi flou?

Pourtant les sujets communaux actuels sont plus qu'importants : Stein Industrie bien sur mais également la télésurveillance dont nous n'avons toujours aucune information de sa part malgré ses promesses, l'avenir de certains bâtiments municipaux bien mal en point, la politique jeunesse, ..., ...

Quand on veut informer et mettre en place la démocratie participative, on en prend les moyens. A Lannoy, aujourd'hui comme hier, on se berce de mots et d'illusions... on fait des promesses et on entretient le désintérêt...

Par jérôme dehaynin - Publié dans : Lannoy - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Samedi 21 novembre 2009

 


M. le président. La parole est à M. Laurent Fabius, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

M. Laurent Fabius. Monsieur le Premier ministre, je voudrais, si vous le voulez bien, revenir sur le sujet ô combien compliqué de la taxe professionnelle. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC. – Exclamations sur plusieurs bancs du groupe UMP.)

Vous avez décidé de supprimer la taxe professionnelle au 1er janvier de l’année prochaine, ce qui signifie que les entreprises auront, selon les chiffres officiels, à peu près 22 milliards d’euros en moins à payer. (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe UMP.)

Mais comment seront compensés ces 22 milliards ? Toute la question est là.

M. Richard Mallié. Où sont les tracts ?

M. Laurent Fabius. Vous proposez qu’une partie de ces milliards soit compensée par les entreprises elles-mêmes. Mais il reste, pour l’année prochaine, près de 12 milliards à trouver, et, pour les autres années, près de 6 milliards. Du coup, la question se pose, et c’est le mystère de la taxe professionnelle : qui va payer tous ces milliards ? (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe UMP.)

La réponse est simple, mes chers collègues. Vous nous dites que ce seront des dotations budgétaires, mais les dotations budgétaires, il faut qu’elles soient financées, c’est l’impôt sur les ménages. Vous nous dites que ce sera le déficit budgétaire, mais le déficit budgétaire, il faut le rembourser, c’est l’impôt sur les ménages. (Exclamations sur les mêmes bancs.) Vous nous dites que ce sera l’imposition des collectivités locales, mais les collectivités locales, c’est l’impôt sur les ménages. (Mêmes mouvements.)

M. le président. Monsieur Fabius, une petite seconde.

Mes chers collègues, je vous demande de bien vouloir écouter la question. Le chronomètre est arrêté, je le ferai repartir quand vous serez calmés. (Protestations sur plusieurs bancs du groupe UMP.)

Monsieur Fabius, je vous en prie, poursuivez.

M. Laurent Fabius. Ce que je voulais dire, en une minute trente, c’est que l’usine à gaz de la taxe professionnelle, cela consiste simplement à taxer moins les entreprises et à créer un nouvel impôt sur les ménages. C’est pourquoi, monsieur le Premier ministre, nous n’acceptons pas vos propositions. (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR. – Huées sur quelques bancs du groupe UMP.)

M. le président. La parole est à M. François Fillon, Premier ministre. (Mmes et MM. les députés des groupes UMP et NC se lèvent et applaudissent vivement.)

M. Noël Mamère. Bande de godillots !

M. François Fillon, Premier ministre. Monsieur Laurent Fabius, la vérité, c’est qu’hier vous avez tenté d’instrumentaliser l’association des maires de France et que vous avez échoué. (Applaudissements sur les bancs des groupes UMP et NC.) Pourquoi ? Parce que vous avez menti. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)

Vous avez menti aux maires en leur faisant croire que la taxe professionnelle ne serait pas compensée ou qu’elle le serait par des dotations budgétaires.

Plusieurs députés du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche. C’est vrai !

M. François Fillon, Premier ministre. J’ai démontré hier que la taxe professionnelle serait remplacée intégralement par des transferts de fiscalité…

Plusieurs députés du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche. C’est faux !

M. François Fillon, Premier ministre. …et par la création de deux nouvelles taxes sur les entreprises, une taxe basée sur le foncier des entreprises et une taxe sur la valeur ajoutée, qui nous permettra d’ailleurs de mettre en application une péréquation dont vous parlez depuis très longtemps mais que vous n’avez jamais réussi à mettre en œuvre. (Applaudissements sur les bancs des groupes UMP et NC.)

Vous avez menti en faisant croire aux maires qu’il n’y aurait plus de lien entre les entreprises et les territoires, alors même que, grâce à l’Assemblée nationale et aux travaux du Sénat aujourd’hui, le lien entre les entreprises et la fiscalité des territoires a été préservé et sera même, s’agissant du bloc communal, plus important qu’il ne l’est actuellement. (Applaudissements sur les mêmes bancs.)

Vous avez menti…

M. Patrick Lemasle. C’est vous qui mentez !

M. François Fillon, Premier ministre. …en faisant croire aux Français que la suppression de la taxe professionnelle se ferait au détriment des ménages. (« C’est vrai ! » sur plusieurs bancs des groupes SRC et GDR.)

J’ai démontré hier qu’il n’en était rien, sauf dans les collectivités qui n’arrivent pas à contenir leurs dépenses (Applaudissements sur les bancs des groupes UMP et NC) et je n’ai pas noté qu’il fallait que nous supprimions la taxe professionnelle pour que, dans beaucoup de collectivités que vous gérez, les impôts augmentent d’une manière tout à fait inconsidérée dans les périodes que nous rencontrons. (Applaudissements sur les bancs des groupes UMP et NC.)

Enfin, vous avez menti aux maires en leur faisant croire que, demain, du fait de la loi sur l’organisation du territoire, les régions et les départements ne pourraient plus financer leurs projets.

M. Henri Jibrayel. Bref, tout va très bien !

M. François Fillon, Premier ministre. Ce n’est pas parce que nous allons clarifier les compétences, que nous allons rendre plus lisibles les financements de ces collectivités, que les communes ne seront plus aidées.

Mais on ne peut pas, monsieur Fabius, brandir en permanence le principe de l’autonomie des collectivités locales et en même temps accepter que les maires soient, comme aujourd’hui, souvent contraints de passer sous les fourches caudines de contrats contraires à la liberté des collectivités locales. (Applaudissements sur les bancs des groupes UMP et NC. – Protestations sur les bancs du groupe SRC.)

M. Patrick Lemasle. Démago !

M. François Fillon, Premier ministre. Monsieur Fabius, Pierre Mendès France disait : « Il faut affronter la réalité, il faut dire la vérité et il faut agir en sincérité. » J’aimerais que le parti socialiste s’inspire des propositions de Pierre Mendès France. (Mmes et MM. les députés des groupes UMP et NC se lèvent et applaudissent longuement.)

Par jérôme dehaynin - Publié dans : France - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Samedi 21 novembre 2009

Intervention de Laurent Fabius

Nous lançons une mobilisation contre ce que nous appelons une régression territoriale. Le PS est le parti qui a le plus d’élus, mais d’autres élus se reconnaissent dans notre combat.

1°) La régression financière et fiscale, où l’on redéfinit les règles du jeu avant d’avoir changé le fonctionnement

2°) Régression des services publics locaux. On n’a déjà observé la mobilisation à propos de la Poste, mais ce n’est rien à côté de ce qui va se produire, pour le transport, le logement, l’éducation ou le handicap.

La suppression de la clause de compétence générale empêchera les communes et   les départements d’intervenir dans le soutien au sport ou à la culture.

3°) Régression démocratique, le redécoupage et la création d’un Conseiller territorial à la place d’un des conseillers généraux et régionaux. En 2003, Nicolas Sarkozy estimait que le scrutin uninominal à un tour était « d’une brutalité sauvage » et de surcroît, pas de nature démocratique.

En supprimant le scrutin de liste, la parité sera menacée.

Le Conseil d’État consulté par le gouvernement sur ce sujet, a rendu son avis le 15 octobre en ces termes : « Le Conseil d’État invite le gouvernement à étudier des modalités alternatives de nature à respecter notamment : l’intelligibilité nécessaire à la sincérité des opérations électorales, la préservation d’une suffisante liberté de candidatures et l’égalité entre les candidats comme entre les électeurs ». Ce qui signifie en clair que ce mode de scrutin est contraire aux principes de la Constitution et ne permet pas l’égalité entre les candidatures.

Le gouvernement n’a pas proposé de mode de scrutin de remplacement à ce jour.

Nous réagissons en développant des propositions alternatives. Réformer la taxe professionnelle en préservant un lien avec les territoires. En matière de compétences une règle simple : aux communes la proximité ; aux départements, la solidarité et aux régions, l’avenir, la formation et la recherche. Le mode de scrutin que nous proposons est simple, celui de la proportionnelle avec une prime au candidat arrivé en tête.

Cette semaine il y a une réunion des présidents des conseillers généraux de gauche. Le Premier ministre s’exprimera au CNIT et demain lors du congrès de l’AMF, nous attendons que le gouvernement s’exprime. Le président de la république a lancé une invitation qui n’est qu’une convocation de substitution.

Les travaux du Sénat commenceront en fin de semaine. Les élus locaux ont pris de nombreuses initiatives pour exprimer à la population les menaces qui pèsent sur eux.   Si   le gouvernement ne veut rien entendre, il y aura une montée en gamme avec une série de possibilité pour contrer les mauvais coups.

Le gouvernement met en avant 2 faux arguments :

Cette réforme entraînerait des économies. Selon le ministère de l’Intérieur, cela représenterait 1%   des dépenses de fonctionnement des départements et des régions.

Elle permettrait une simplification, or on rajoute au mille-feuilles 3 niveaux (la métropole, pôle métropolitain et la commune nouvelle). Ces raisons sont des prétextes.

Un mouvement de fond est en train d’émerger. Nous ne sommes pas un syndicat d’élus, nous défendons le citoyen c’est pourquoi nous ne laisserons pas le président opérer cette régression.

Intervention d’Elisabeth Guigou

J’insiste sur le fait que le gouvernement organise la confusion, car les collectivités locales repoussent le vote de leur budget et diffèrent leurs investissements car il n’ont aucune visibilité sur leur budget.

La taxe professionnelle laisse un déficit pour l’Etat entre 4,5 et 5 milliards d’euros, ce qui signifie que ce sont les ménages qui seront mis à contribution.

On exonère les entreprises qui ont des chiffres d’affaires parfois importants. Les territoires seront privés de ressources supplémentaires, au détriment des citoyens.

Enfin à propos du grand Paris, nous avons un magnifique projet technocratique avec un grand métro automatique en boucle autour de Paris autour duquel tout doit s’organiser. On ne dit rien sur la question des lignes de métro engorgées, des problèmes de logement ou du coût exorbitant d’un tel projet.

Par jérôme dehaynin - Publié dans : PS national - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Vendredi 20 novembre 2009

M. le président. La parole est à M. Alain Rousset, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

M. Alain Rousset. Monsieur le président, madame la ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, j’entendais, à l’instant, M. Woerth parler de dialogue constructif. Or je note que, depuis de longs mois, les collectivités locales sont mises en cause, quelle que soit d’ailleurs leur sensibilité. Je tiens à rassurer mon collègue sur l’augmentation de la fiscalité des régions : entre 2003 et 2009, cette augmentation a été de 3 euros par habitant et par an (Rires et exclamations sur les bancs du groupe UMP)

M. Bernard Deflesselles. Quel rigolo !

M. Alain Rousset. Elle a été de 7,9 euros pour les départements et de 8,6 euros pour les communes.

Ce qui est grave, me semble-t-il, dans ce que nous vivons, c’est justement l’absence de débat, la mise en cause de la décentralisation, alors qu’elle a apporté, quelle que soit la sensibilité des élus locaux, un plus pour les lycées, les transports, les collèges, les crèches… (Exclamations sur les bancs du groupe UMP.) A aucun moment, la décentralisation n’a été un recul ! Mais nous avons trouvé les services publics dans un état pitoyable et il a fallu faire un effort, quelle que soit notre sensibilité. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC. – Exclamations sur les bancs du groupe UMP.)

M. François de Rugy. Très bien !

M. Bernard Deflesselles. Bien sûr… !

M. Alain Rousset. J’en veux aujourd’hui à ce discours, tenu évidemment à la veille des élections, qui d’un côté nous accuse d’augmenter la fiscalité et de recruter et, de l’autre, nous contraint, à la demande – agréable d’une certaine manière – de la ministre de la recherche, à apporter autant d’argent que l’État pour la réhabilitation du campus et, par la voix du ministre des transports, à consacrer autant d’argent que l’État aux transports ferrés, alors que tout notre système est aujourd’hui mis à mal !

Si les collectivités locales n’étaient pas là, mesdames, messieurs les ministres, ce seraient toute une partie des services publics et le plan de relance qui seraient ruinés ! (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC et sur quelques bancs du groupe GDR.)

La France a eu fort à faire pour se dégager de la gangue jacobine ! Pourquoi, mesdames et messieurs du Gouvernement, la replongez-vous dans cette sinistre centralisation qui est un recul démocratique pour notre pays ? (Vifs applaudissements sur les bancs du groupe SRC et applaudissements sur quelques bancs du groupe GDR.)

M. le président. La parole est à Mme Christine Lagarde, ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi.

Mme Christine Lagarde, ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi. Monsieur le président Rousset, je voudrais revenir sur certains de vos commentaires.

Nous souhaitons, bien sûr, la poursuite du dialogue et nous voulons, bien sûr, la concertation, le travail en commun ! (Exclamations sur les bancs du groupe SRC.)

M. Henri Emmanuelli. Ce n’est pas ce qu’on a vu !

Mme Christine Lagarde, ministre de l’économie. D’ailleurs, lorsqu’une entreprise – Ford Aquitaine pour ne pas la nommer – a rencontré des difficultés, nous nous sommes réunis avec Hubert Falco, avec le maire de Bordeaux et avec vous-même, autour de l’entreprise pour voir comment sauver l’emploi. (Exclamations sur les bancs du groupe SRC.) Cela, c’est du travail de concertation ! C’est du travail que nous avons effectué ensemble et dont nous pouvons, ensemble, être fiers !

M. Michel Herbillon. Voilà un rappel utile !

Mme Christine Lagarde, ministre de l’économie. Concernant la taxe professionnelle, qui est un des dossiers sur lesquels nous travaillons, et la réforme des collectivités territoriales, nous avons, là aussi, engagé un travail de concertation (Exclamations sur les bancs du groupe SRC) et nous allons continuer. S’agissant de la taxe professionnelle, le travail commence au Sénat sous l’autorité de Brice Hortefeux. Nous ne cesserons pas d’avoir ce dialogue avec toutes les collectivités territoriales. (Exclamations sur les bancs du groupe SRC.) Tout le monde doit y gagner, parce qu’il faut que notre pays y gagne ! Notre économie doit mieux s’en sortir. Nous devons restaurer la capacité de la France à créer des emplois. Pour y parvenir, nous faisons, de toute évidence, le pari de la croissance. Nous faisons le pari de la valeur ajoutée sur le territoire. C’est bien avec ce seul objectif que nous allons poursuivre le débat avec l’Association des régions de France, l’Association des départements de France et l’Association des maires de France. Nous serons nombreux – le Premier ministre en tête –, cet après-midi, et beaucoup d’entre nous, demain, pour expliquer très précisément au Congrès des maires de France de quelle manière nous allons avancer ensemble pour le progrès du pays ! (Applaudissements sur de nombreux bancs du groupe UMP et du groupe NC. – Exclamations sur les bancs du groupe SRC.)

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Vendredi 20 novembre 2009

M. le président. La parole est à Mme Sylvia Pinel, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

Mme Sylvia Pinel. L’annonce brutale de la suppression de la taxe professionnelle et la présentation en Conseil des ministres de quatre projets de loi sur la réforme des collectivités territoriales inquiètent les citoyens et les élus locaux quant à l’avenir de l’organisation territoriale et de la démocratie de proximité, au moment même où s’ouvre le Congrès des maires de France.

Cette réforme constitue en réalité l’acte I de la recentralisation. En effet, que dire du projet de suppression de la taxe professionnelle, annoncé sans concertation ni véritable compensation ? Que penser de la limitation de la clause de compétence générale ? Je n’évoque même pas la disposition visant à mettre fin aux financements croisés : d’un côté, le Gouvernement veut les interdire et, de l’autre, il y recourt largement pour financer des travaux d’infrastructure – la ligne LGV, par exemple.

Plus grave encore, cette réforme va mettre à mal le tissu associatif. (Exclamations sur les bancs du groupe UMP.) Les associations sportives, culturelles seront vos premières victimes, alors qu’elles jouent un rôle majeur dans la vie de nos communes. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)

Comment ne pas voir dans ces projets une tentative de reprise en main des collectivités, mettant fin à leur autonomie financière et réduisant leurs moyens d’action ? Ceci doublé d’une manœuvre électoraliste assez grossière.

Ces textes sont démagogiques. L’idée est de faire des économies – en période de crise, l’argument est sensible – et l’on prévoit donc de diviser par deux le nombre d’élus locaux. Or je remarque qu’en matière de gestion des finances et d’endettement, le Gouvernement devrait plutôt s’inspirer des bonnes pratiques des collectivités, qui sont les premiers investisseurs publics. (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR.)

N’entendez-vous pas, monsieur le ministre, la colère des élus, de droite comme de gauche, vous demandant d’abandonner un projet anachronique, centralisateur et néfaste ?

Monsieur le ministre, que reste-t-il, selon vous, quand l’école, l’hôpital et le bureau de poste ont fermé, quand les services publics se sont désengagés ? Vers qui nos concitoyens se tournent-ils à ce moment-là ? Qui incarne notre République dans nos quartiers ? Je vous donne un premier élément de réponse : vous vous apprêtez à en sacrifier 3 000 ! (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR.)

M. le président. La parole est à M. Michel Mercier, ministre de l’espace rural et de l’aménagement du territoire. (Protestations sur les bancs des groupes SRC et GDR.)

Voulez-vous bien écouter la réponse avant de manifester ?

Monsieur le ministre, vous avez seul la parole.

M. Michel Mercier, ministre de l’espace rural et de l’aménagement du territoire. Merci, monsieur le président. Je ne suis pas sûr que cela dure. Nous allons voir.

Madame la députée, avant d’être ministre, je suis élu local.

M. Albert Facon. Vous l’avez oublié !

M. Michel Mercier, ministre de l’espace rural. Et c’est parce que je suis élu local que je soutiens cette loi (Exclamations sur les bancs des groupes SRC et GDR), parce que c’est une loi qui achève la décentralisation… (Vives exclamations et rires sur les bancs des groupes SRC et GDR.)

Plusieurs députés du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche. Oui, elle « l’achève » !

M. Jean Glavany. Elle l’achève complètement…

M. le président. Je vous en prie, mes chers collègues !

M. Michel Mercier, ministre de l’espace rural. Heureusement qu’en disant des bêtises, je vous donne l’occasion de réagir !

Oui, cette loi est une loi de décentralisation ! (Exclamations sur les bancs des groupes SRC et GDR.) Oui, elle renforce le pouvoir des élus ! Oui, le conseiller territorial sera un élu doté de vrais pouvoirs qui lui permettront de gérer les collectivités locales ! (Mêmes mouvements.)

S’agissant des relations avec les associations, il y aura naturellement dans le texte une disposition permettant aux collectivités, que ce soient les communes, les départements ou les régions, d’aider les associations à intervenir dans le domaine sportif et culturel, comme nous l’avons toujours fait et comme nous avons besoin de le faire. (Exclamations sur les bancs des groupes SRC et GDR.)

Un député du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche. Charité !

M. Michel Mercier, ministre de l’espace rural. Le Parlement sera associé à ces discussions. Nous ferons en sorte que toutes les associations puissent bien vivre et que les collectivités locales soient, comme d’habitude, à leurs côtés. (Applaudissements sur les bancs des groupes UMP et NC. – Exclamations sur les bancs des groupes SRC et GDR.)

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Vendredi 20 novembre 2009

M. le président. La parole est à M. Jean-Pierre Balligand, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

M. Jean-Pierre Balligand. Monsieur le ministre de l’intérieur, dans tout le pays, les élus sont inquiets. Je fais partie de ceux qui ont travaillé, à la commission des finances, sur la taxe professionnelle.

M. François Sauvadet. C’est vrai !

M. Jean-Pierre Balligand. Il ne serait pas sérieux de prétendre que l’on n’a pas essayé de trouver des solutions. Mais il ne faut pas mentir, même quand on est sur les bancs du Gouvernement ! (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.– Exclamations sur plusieurs bancs du groupe UMP.)

M. François Grosdidier. C’est vous qui intoxiquez !

M. Jean-Pierre Balligand. Vous, les membres du Gouvernement, comme Mme Parisot pour le MEDEF, vous ne cessez de dire, dans les dépêches de cet après-midi, qu’il y a un « malentendu » dans la compréhension de la réforme de la taxe professionnelle et de la réforme territoriale.

Un député du groupe de l’Union pour un mouvement populaire. À cause de vous !

M. Jean-Pierre Balligand. Mais ce n’est pas vrai ! Les élus, quelle que soit leur tendance, sont attachés à trois choses : un, l’existence d’un lien fiscal entre la création d’entreprises et leur territoire (« Le lien est là ! » sur les bancs du groupe UMP) ; deux, le moins de compensation possible de la part de l’État car s’il y a dotations, il y aura bien évidemment chaque année discussion sur la réactualisation de leur montant (applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR) ; trois, ils ne veulent pas que ce soit les impôts ménages qui permettent l’équilibre de leur budget ! (Mêmes mouvements.) Ce que je dis est vrai pour la commune, pour l’intercommunalité, pour le département et la région.

Vous n’avez pas le droit de mentir ! Or depuis quelques jours, vous ne faites que cela parce que vous prenez les élus locaux pour des imbéciles ! (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR.– Exclamations sur les bancs du groupe UMP.) Vous devez faire l’effort de discuter avec les associations d’élus, notamment sur la mise en œuvre de l’article 2 de la loi de finances ! (Les députés du groupe SRC et plusieurs députés du groupe GDR se lèvent et applaudissent longuement.)

M. le président. La parole est à Mme Christine Lagarde, ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi.

Mme Christine Lagarde, ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi. Monsieur Jean-Pierre Balligand, j’ai beaucoup de respect pour vous, pour Marc Laffineur, pour Gilles Carrez…

M. Christian Bataille. Il serait temps !

Mme Christine Lagarde, ministre de l’économie. …et pour un certain nombre d’autres députés qui, avec moi et mes équipes, ont travaillé pendant près de huit mois pour parvenir à un produit (Exclamations sur les bancs des groupes SRC et GDR) : la réforme en profondeur d’une taxe professionnelle dont nous avons été nombreux à estimer qu’elle n’était pas bien calibrée et certainement pas propice à l’investissement ou à l’emploi dans notre pays. Nous en sommes d’accord. Sur vos suggestions, sur celles de Gilles Carrez et de Marc Laffineur, nous avons largement fait évoluer le texte. Il est vrai que nous n’avons pas donné suite à toutes les suggestions, parce c’est le projet du Gouvernement et qu’il arrive maintenant devant le Sénat.

Cela étant, monsieur Balligand, j’éprouve infiniment d’estime à votre égard, je reconnais le mérite de votre travail, et j’ai pour vous trop de respect pour vous laisser dire que nous avons menti. Nous n’avons pas menti. (« Si ! » sur les bancs du groupe SRC.) Nous avions promis la concertation, et nous avons tenu notre promesse. Nous avions promis le transfert de fiscalité au bénéfice de toutes les collectivités territoriales, un peu par la compensation et beaucoup par le transfert d’impôts, pour que toutes y retrouvent leur compte ; nous n’avons pas menti en disant qu’il n’y avait pas besoin de transférer sur les ménages la fiscalité allégée sur les entreprises. (Exclamations sur les bancs du groupe SRC.)

M. Christian Bataille. Ce n’est pas vrai !

Mme Christine Lagarde, ministre de l’économie. En effet, l’imposition sur les ménages peut parfaitement rester en l’état. Vous savez très bien que le manque à gagner pour les collectivités, qui correspond à ce que gagne les entreprises à cette réforme, est compensé par du transfert de fiscalité et par de la compensation en 2010, en 2011 et plus tard. Nous n’avons donc pas menti. Et nous servirons le pays en réformant ! (De nombreux députés des groupes UMP et Nouveau Centre se lèvent et applaudissent longuement.)

Par jérôme dehaynin - Publié dans : France - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Jeudi 19 novembre 2009

M. le président. La parole est à Mme Valérie Fourneyron, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

Mme Valérie Fourneyron. Tout d’abord, comment peut-on accuser les collectivités de gauche d’augmenter les impôts quand le champion de l’année est le ministre de l’industrie ? (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)

Monsieur le ministre de l’intérieur, quelle ne fut pas notre indignation il y a quelques jours, à la lecture d’un communiqué de M. Marleix, secrétaire d’État aux collectivités territoriales. « La réforme territoriale représente une progression de la parité, elle va faciliter l’accès des femmes aux mandats locaux », disait-il en recevant les trois présidentes des délégations aux droits des femmes de l’Assemblée nationale, du Sénat et du Conseil économique. Était-ce de la provocation ? Plus c’est gros, mieux ça passe !

La vérité, c’est que la parité subira un recul sévère. Selon les projections réalisées, les conseillères territoriales occuperont seulement 20 % des sièges en 2014, quand il y a aujourd’hui 48 % de femmes dans les conseils régionaux. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)

Toutes les études d’impact, les vôtres aussi, montrent bien que les scrutins de liste favorisent la parité et que les scrutins uninominaux favorisent les candidats. Nicolas Sarkozy lui-même disait que le scrutin uninominal était d’une grande brutalité, donc d’une faible démocratie.

Votre seule réponse, que, j’espère, vous ne réitérerez pas aujourd’hui, consiste à dire que, désormais, la parité s’imposera pour les élections municipales dans toutes les communes à partir de 500 habitants. Mesdames, messieurs les élus, c’est notre lot de consolation. Quelle honte que cette mesure présentée comme compensatoire, qui équivaudrait à reléguer les femmes aux responsabilités les plus locales, pendant que les hommes dirigeraient les plus grands territoires ! (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR.)

M. le président. La parole est à M. Brice Hortefeux, ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales.

M. Brice Hortefeux, ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales. D’abord, madame la députée, parce qu’elle est essentielle pour l’avenir de nos territoires, cette réforme mérite beaucoup mieux que des postures ou des caricatures. (Exclamations sur les bancs du groupe SRC.)

N’essayez pas de faire croire aux Français qu’elle entraînerait une régression sur un sujet aussi essentiel que celui de la parité. Cette préoccupation, n’en doutez pas une seule seconde, est partagée sur tous les bancs de l’Assemblée. Si l’opposition est unanime pour dire qu’elle ne veut plus jamais de scrutin majoritaire dans notre pays, dites-le !

M. Jean-Paul Lecoq et M. Maxime Gremetz. Oui ! La proportionnelle !

M. Brice Hortefeux, ministre de l’intérieur. Telle n’est pas notre position. C’est la raison pour laquelle nous proposons, pour l’élection du conseiller territorial, un dispositif simple et clair. Il y aura un titulaire et un suppléant, avec obligation de refléter la parité. Si le titulaire est une femme, le suppléant sera un homme, et réciproquement.

Cela dit, comment pouvez-vous être aussi méprisants à l’égard des conseillers municipaux ?

Avec la réforme qui est engagée, il y aura, du fait de l’abaissement du seuil à 500 habitants, 80 000 élues féminines en plus. Oui, c’est cela le progrès de la parité. Il ne vous est pas possible aujourd’hui de le nier. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe UMP.)

Par jérôme dehaynin - Publié dans : France - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Jeudi 19 novembre 2009

M. le président. La parole est à M. François Hollande, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

M. François Hollande. Hier, s’est tenue une réunion de plusieurs milliers de conseillers généraux…

M. Lucien Degauchy. Socialistes ! (« C’est faux ! » sur les bancs du groupe SRC.)

M. le président. Monsieur Degauchy, asseyez-vous !

M. François Hollande. …et, aujourd’hui, se rassemblent les maires de France de toutes les sensibilités. En définitive, ces élus expriment une double inquiétude, non pas pour eux-mêmes, non pas pour leur mandat, non pas pour les collectivités dont ils ont la charge (Exclamations sur les bancs du groupe UMP) mais pour les citoyens et les territoires dont ils ont la responsabilité. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)

La première inquiétude, partagée bien au-delà de ces groupes, tient à la réforme de la taxe professionnelle, car celle-ci va amputer – chacun, ici, le sait – une partie des recettes des collectivités, car elle va réduire – chacun, ici, le sait – l’autonomie fiscale des collectivités, ce qui conduira nombre de communes et de départements à faire le choix soit de réduire les interventions soit d’augmenter les prélèvements, bref le choix de faire moins ou de faire payer plus.

La seconde inquiétude tient à la limitation des compétences des départements et des régions, qui va conduire à ne plus subventionner ni le sport ni la culture dans notre pays et à ne plus aider les communes de France, comme nous le faisons dans les départements et les régions.

Cette double inquiétude procède d’une double erreur…

M. Daniel Mach. Zéro !

M. François Hollande. …qui a consisté à commencer à réformer la fiscalité locale avant de réforme les compétences des collectivités territoriales. La seconde erreur est une erreur de méthode et de conception qui a consisté à imposer plutôt qu’à choisir la concertation. Alors, je le demande, il n’est pas trop tard : si l’on veut vraiment faire une réforme, faisons une concertation, mais reconnaissons que, lorsque le Président de la République ne vient pas au Congrès des maires, il y a un problème. (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR.)

M. le président. La parole est à M. Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales.

M. Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales. En écoutant les orateurs socialistes il y a quelques minutes alors que j’étais au Sénat, et en écoutant depuis le début de cette séance de questions d’actualité les orateurs de votre groupe, monsieur Hollande, j’observe une chose, et une chose simple : la critique, toujours la critique, encore la critique ! (Protestations sur les bancs du groupe SRC. — Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.) Pas l’amorce d’une solution, pas l’esquisse d’une proposition, pas la volonté d’une réflexion !

La vérité, c’est que, oui, monsieur Hollande, nous avons engagé la concertation : j’ai reçu l’Association des régions de France, j’ai reçu l’Association des départements de France, j’ai reçu l’Association des maires de France, j’ai reçu l’Association des maires de grandes villes, qui est d’ailleurs plutôt favorable aux projets du Gouvernement. Je vous le dis : le statu quo n’est pas possible, cela ne peut pas continuer ! On ne peut pas faire comme si l’empilement des structures, la confusion des responsabilités et l’enchevêtrement des compétences étaient une fatalité ! Il n’est pas possible de se résigner à faire peser sur l’économie nationale, et donc sur l’emploi, un impôt qui pénalise les investissements et que votre chef de file avait effectivement qualifié d’« impôt imbécile ». Il n’est pas possible de laisser filer le nombre d’emplois publics dans les collectivités locales, qui en ont créé 36 000 en 2007 alors qu’il n’y avait pas de transferts de compétences. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)

Je vous le dis donc, monsieur Hollande ; n’essayez pas d’inquiéter inutilement les maires. (Vives protestations sur les bancs du groupe SRC.)

M. le président. Je vous en prie, mes chers collègues ! Écoutez la réponse du ministre !

M. Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur. Le Président de la République l’a dit clairement, il l’a dit sans ambiguïté et je vous le confirme : les conseils généraux pourront toujours aider les collectivités rurales, auxquelles vous êtes attachés, comme moi, mais pas vous plus que moi. Les présidents de conseils généraux pourront toujours s’adresser aux maires des communes rurales en les aidant à réaliser les investissements d’intérêt public.

Cela sera dans le texte. Si vous ne l’avez pas vu, c’est que vous ne l’avez pas lu. (Applaudissements sur les bancs des groupes UMP et NC. — Huées sur les bancs des groupes SRC et GDR.)

Par jérôme dehaynin - Publié dans : France - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires

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